| Ecrit par BUDAPEST,
le 18-01-2007 23:00
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Alors que l’actualité rappelle régulièrement la dangereuse dépendance vis-à-vis du pétrole, d’autres solutions se profilent. Une société canadienne a découvert à l’automne dernier, une réserve de gaz naturel dans le sud-est de la Hongrie alors que le bioéthanol se développe
Gaz, la fin du pétrole? ( photo AFP)
La société canadienne qui a découvert une source de réserve de gaz naturel importante près de la ville de Makó, dans le sud-est de la Hongrie, ville célèbre pour ses oignons rouges, a déja consruit la première partie du réseau de conduits qui ferait la jonction avec celui de la société pétrolière hongroise Mol. Selon les premières évaluations, 600 milliards de mètres cube de gaz naturel se trouvent à une profondeur de 6.000 mètres. Mais d’après les experts, rien ne prouve que l’exploitation d’une telle profondeur serait rentable car cela demanderait une technique très coûteuse. La seconde phase qui semble tout aussi compliquée est d’obtenir les permissions nécessaires afin de pouvoir commencer les travaux. Cette quantité pourrait correspondre aux besoins de gaz du pays durant une période de plus 40 ans. Par contre, cela ne veut pas pour autant dire que le prix du gaz, de nos jours fort controversé, baisserait rapidement. Cette richesse naturelle appartient à la société canadienne qui mène les recherches. La société a déjà annoncé qu’elle envisagait d’exporter son gaz. En Hongrie, en moyenne chaque année, une quantité de 14 miliards de mètres cube de gaz naturel est consommée. Mais il pourrait y avoir d’éventuels effets néfastes sur l’environnement.
Une autre solution Le montage de la première station-service de bioéthanol en Hongrie vient de commencer à Budapest. Fin janvier, ce carburant respectueux de l’environnement et issu à 85% d’alcool d’origine végétale pourra être commercialisé pour la première fois en Hongrie. La première pompe sera suivie de trois autres dans les semaines à venir dans la capitale et le département de Pest. Même si le prix du bioéthanol reste largement inférieur aux prix normalement pratiqués à la pompe, la société distributrice de l’essence verte n’escompte pas pour autant un chiffre d’affaires colossal. Le prix du litre se cantonne autour des 200 HUF, soit moins d'1 euro. Car pour l’instant, il n’existe que quelques douzaines de voitures de production suédoise qui soient propulsées au bioéthanol. A l’avenir, le plus grand consommateur du biocarburant pourra être les transports en commun, et pour cette même raison, plusieurs villes hongroises ont déjà testé les autobus alimentés au bioéthanol. Dans le cas d’un résultat positif, les habitants de trois villes pourraient à l’avenir utiliser ces bus pour leurs déplacements. Et pour l’approvisionnement en essence verte, il ne faudra surtout pas craindre une pénurie, étant donné que des investisseurs suédois envisagent de construire quatre nouvelles usines de production pour compléter les capacités des deux usines déjà existantes. Si ces projets sont réalisés, la Hongrie deviendra un centre de production de bioéthanol dans la région. CV (www.lepetitjournal.com) Radio Budapest – vendredi 19 janvier 2007
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