| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 17-05-2005 22:00
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La première Journée mondiale contre l’homophobie a permis hier de rappeler que l’homosexualité est encore illégale dans de nombreux pays. Afin de sensibiliser les populations aux discriminations dont sont souvent victimes les homosexuels, de nombreuses associations ont organisé des manifestations dans plus de 40 pays
Des manifestations pour lutter contre l'homophobie (photo AFP)
Hier est née la première Journée mondiale contre l’homophobie. Organisée dans 40 pays à travers le monde, cet évènement a pour vocation de lutter contre la pénalisation de l’homosexualité dans certains pays, mais aussi de rappeler que les agressions physiques et verbales homophobes sont encore très courantes.
La date du 17 mai n’a pas été choisie par hasard. Cela fait 15 ans jour pour jour que l’OMS a rayé l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Organisé à l’initiative de Louis-George Tin, auteur de plusieurs ouvrages sur l’homophobie, l’évènement a été l’occasion de manifestations, colloques, spectacles vivants et débats, soutenus par de nombreuses associations et personnalités. A Paris mais aussi dans plusieurs villes de province, plus de 30 associations dont Act Up, Coordination InterPride de France, France Terre d'Asile ou encore le Syndicat de la magistrature, ont organisé des manifestations et signé un appel "pour en finir avec la pénalisation de l'homosexualité dans le monde".
Encore difficile d’être homosexuel
L’homosexualité est en effet condamnée par la loi dans 80 pays. L’expression de ses préférences sexuelles est passible de prison en Malaisie, en Jamaïque, à Porto Rico, au Nicaragua, en Algérie ou encore en Bosnie et en Arménie. D’autres pays tel l’Iran ou l’Arabie Saoudite prévoient la peine capitale. Trois homosexuels avaient d’ailleurs été décapités dans le royaume arabe en 2002.
Si l’homosexualité est légale dans d’autres pays, cela ne veut pas dire pour autant qu’elle soit acceptée ou même tolérée par une partie de la population. Ainsi, en France, bien que le caractère homophobe d'une agression soit une circonstance pénale aggravante, on recense, sans compter les altercations verbales et pratiques discriminatoires, plusieurs agressions physiques contre des homosexuels chaque année. Un réseau national fédérant une quinzaine d’associations et appuyé par des avocats, le RAVAD, a vu le jour hier, à Paris, afin de venir en aide aux victimes de l’homophobie.
Aurélie Marcillac (LPJ) 18 mai 2005
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