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DISTRIBUTION - Carrefour signe sa plus forte baisse en quatre ans |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 14-01-2007 23:01
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Cette rubrique est présentée avec notre partenaire  Le titre a chuté de 5,49%, tombant à 44,20 euros à la clôture de vendredi, accablé par des commentaires d'analystes déçus par l'activité du distributeur au quatrième trimestre
Le cours de l'action Carrefour n'avait pas connu de chute aussi brutale depuis mars 2003. Cet après-midi, le titre du numéro deux mondial de la distribution reculait de plus de 6% sous 44 euros, soit son niveau le plus bas depuis sept mois. A l'issue de la séance de ce vendredi, l'action affichait un recul de 5,49%, à 44,20 euros. Les ventes du groupe sur le dernier trimestre de 2006 ont déçu le marché qui juge insuffisant le niveau du chiffre d'affaires de 23,5 milliards d'euros (+2,8% de hausse). La moyenne du consensus tablait sur des revenus de 24,1 milliards d'euros. Le directeur financier de la société Eric Reiss parle d'octobre comme d'un "mois de rupture", la clémence des températures en Europe ayant limité l'achat de vêtements de saison. Il s'est engagé pour des "prix offensifs" afin de s'aligner sur le rival E. Leclerc. Nombre d'analystes ont cependant immédiatement abaissé leur recommandation, leur objectif de cours ou leurs estimations, laissant à Carrefour "la moitié du bénéfice du doute", selon Dresdner Kleinwort. Car outre ce manque de réaction face à la compétition sur les prix, ils soulignent aussi le manque d'innovation des promotions anniversaire et la faiblesse propre à Carrefour sur le non-alimentaire. "Même si nous considérons ce trimestre comme inexplicable et exceptionnel et choisissons de l'ignorer, la performance tacite en novembre et en décembre reste encore faible", explique JPMorgan. Un impact limité en terme de rentabilité Hors effet pétrole et effet calendaire, le broker remarque que cette période est à peine positive en termes de ventes à périmètre constant dans les hypermarchés français, et ce en dépit d'une base de comparaison favorable. "Les quinze derniers jours de décembre ont été meilleurs, estime Fideuram Wargny, mais le groupe doit de nouveau rassurer sur la France, avec au moins un trimestre positif". Merrill Lynch, qui maintient son conseil d'achat du titre mais réduit son objectif de cours à 50 euros, s'etonne également de la soudaine contre-performance du distributeur en Europe, et retient que la direction a peiné à l'expliquer de manière concise lors de la conférence téléphonique qui a suivi l'annonce des chiffres. Les analystes anticipent une révision en baisse du consensus de résultats, qui devrait peser sur le titre au cours des prochaines semaines. Aucun ne remet toutefois en cause la stratégie menée par Carrefour : "nous ne pensons pas qu'il y ait lieu à ce stade d'en douter, ni de la capacité de l'entreprise à redevenir une valeur de croissance à l'horizon 2008", écrit Oddo Securities. Carrefour a d'ailleurs confirmé son objectif d'une croissance du résultat d'exploitation en 2006, suggérant que ce mauvais quatrième trimestre n'aura qu'un impact limité en terme de rentabilité. M.J. de notre partenaire www.LesEchos.fr pour lepetitjournal.com - 15 janvier 2007
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