| Ecrit par BUDAPEST,
le 17-01-2007 23:00
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János Kóka, le ministre de l’Economie, a confirmé que la distribution de pétrole avait repris et que les raffineries hongroises traitaient à nouveau le pétrole brut arrivant des oléoducs Le pétrole est à nouveau distribué en Hongrie. Tout est rentré dans l'ordre depuis que les chefs d’Etat russe et biélorusse sont tombés d’accord et ont trouvé un compromis. La Russie a en effet accepté de revoir fortement à la baisse la taxe imposée sur les exportations de pétrole vers la Biélorussie. La Russie réclamait à son voisin biélorusse une taxe de 180 dollars par tonne achetée, tandis que ce dernier exigeait 45 dollars par tonne pour le transit à destination des autres clients. Moscou avait alors interrompu, en début de semaine, l'acheminement de pétrole par l'oléoduc Droujba à destination de l'Ukraine, de l'Allemagne, de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Slovaquie. Elle reprochait à Minks de se servir au passage pour se payer cette taxe en nature. Dorénavant, la taxe sera fixée à 53 dollars au lieu des 180 initialement prélevés. D’autres possibilités Zsolt Hernádi, PDG de Mol, la société nationale pétrolière hongroise, a déclaré que ces difficultés d’approvisionnement ne mettaient pas la Hongrie dans une situation impossible, car dans les années 1980, un oléoduc alternatif appelé Adria avait été construit depuis la Croatie et était capable d’expédier les quantités de pétrole nécessaire sur le marché hongrois. De même, des livraisons russes mais aussi irakiennes pourraient être également attendues. Un transit plus long conduirait-il à la hausse des coûts ? Oui, les prix à l’importation pourraient faire un bond de 10% à l’avenir. Reste à savoir si cette hausse se répercuterait également sur les prix à la pompe. Les contrats conclus entre la société Mol et les Russes font mention des prix jusqu’aux frontières hongroises. En d'autres mots, tout autre coût éventuel apparaissant avant les frontières hongroises devrait être supporté par les partenaires russes. De son côté, János Kóka, le ministre de l’Économie, a confirmé que ces démarches avaient été entreprises pour préparer l’oléoduc Adria qui permettrait d’acheminer du pétrole à partir de ports croates dans un mois au plus tôt. Enfin, la ministre des Affaires étrangères, Kinga Göncz, a fait savoir que la Hongrie appuierait les éventuelles pressions qui pourraient être exercées par l’Union européenne sur la Russie. C.V. (www.lepetitjournal.com – Budapest) jeudi 18 janvier 2007
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