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EMPLOI - La chasse aux cerveaux |
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mardi 09 janvier 2007 |
Les jeunes diplômés ont l’embarras du choix, surtout les plus spécialisés qui peuvent désormais comparer les offres d’emploi d’un marché pris d’assaut par les multinationales. La chasse aux cerveaux s’aiguise et les salaires continuent de grimper
"La faim de directeurs en 2007" titrait lundi le journal Cotidianul (Photo: LPJ). Garder les meilleurs éléments de son personnel et en trouver d’autres aussi bons devient de plus en plus difficile pour une entreprise qui a besoin d’employés à forte valeur ajoutée. La venue constante de nouveaux investisseurs étrangers en Roumanie qui raflent les plus talentueux explique en partie un manque de managers ou ingénieurs de haut vol sur le marché du travail. Conséquence, les salaires augmentent très nettement d’une année à l’autre. Les spécialistes en ressources humaines évaluent à environ 15% la croissance des hauts salaires de 2006 à 2007 (source: Cotidianul). Mais selon Andreea Lupan, directrice des ressources humaines de l’agence de recrutement Barnett McCall, “de nouveaux expatriés qualifiés vont arriver, non pas d’occident mais de Moldavie, d’Ukraine ou de Serbie, et leurs exigences salariales seront moins élevées.” Offrir des conditions de travail optimales Cette pénurie de main-d’oeuvre concerne la plupart des secteurs, notamment celui des technologies de l’information qui a grand besoin de programmeurs spécialisés. Et bien que les jeunes cerveaux ne pensent plus autant à s’expatrier, les universités techniques, comme la Politehnica de Bucarest, ne peuvent pas approvisionner tous les postes. Ceci dit, la plupart des grandes multinationales implantées en Roumanie sont depuis plusieurs années très attentives à la fidélisation de leur personnel et à leur formation. “A l’heure actuelle, les entreprises de renom savent très bien qu’elles doivent motiver leurs meilleurs employés en leur proposant un salaire conséquent. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi offrir un environnement agréable avec un minimum de stress et un plan de carrière transparent”, a déclaré au LPJ Mihai Popa, responsable développement chez Akela (logiciels informatiques). Les nouveaux aventuriers de l'Est Et puis, il y a aussi ceux qui décident de voler de leurs propres aîles. C’est le cas de Bogdan Mihailescu, jeune trentenaire patron d’une petite société de consulting en édition depuis environ un an. “J’ai travaillé pendant plusieurs années comme responsable informatique pour une grande société étrangère à Bucarest. Ils m’ont fait voyager, mon salaire était plus que convenable. J’aurais pu me contenter de cette belle situation mais j’ai décidé de prendre mon destin en main”. L.C. (www.lepetitjournal.com) 10 janvier 2007
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