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CINEMA - Pan’s Labyrinth : un conte de fées à ne pas manquer |
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mercredi 20 décembre 2006 |
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A travers l’histoire d’une petite Espagnole de l’époque franquiste qui, pour se protéger du monde réel, s’échappe dans un monde magique, Pan’s Labyrinth nous plonge dans un univers fantastique mélangeant le réel au féerique. Magnifique !
 Le film se passe en 1944 et raconte l’histoire d’Ofelia (Ivana Baquero) une petite fille de 12 ans dont la mère vient de se remarier avec un militaire franquiste, le capitaine Vidal (Sergi Lopez). Ofelia et sa mère vont donc rejoindre le capitaine dans une région reculée d’Espagne où ce dernier est occupé à détruire les dernières poches de résistances républicaines. Le capitaine Vidal se révèle une brute froide et cruelle, terrifiant Ofelia et sa mère. Pour échapper à l’emprise de son beau-père, Ofelia s’échappe dans un monde imaginaire. Sous la houlette de Pan, un faune effrayant et pourtant séduisant, elle découvre un labyrinthe magique. Pan lui révèle alors qu’elle est en fait une princesse disparue et lui demande d’affronter trois terribles épreuves pour découvrir sa véritable identité. Un conte de fée pour adultes Dans Pan’s Labyrinth, le fantasmagorique et le réel sont mis en parallèle. Si le monde magique d’Ofelia est peuplé de créatures monstrueuses, il est loin d’être aussi terrifiant que la dictature franquiste dans laquelle elle vit. Le véritable ogre de l’histoire est malheureusement bien réel puisque c’est son beau-père qui fait régner la terreur dans sa propre maisonnée et dans la région sous son contrôle. Un très beau film servi par des acteurs excellents Pan’s Labyrinth est magnifique visuellement et les effets spéciaux utilisés pour créer le monde magique d’Ofelia sont superbes. Le film est aussi une très belle fable sur l’opposition entre la créativité du monde de l’enfance et la violence et le conformisme du franquisme. Les acteurs sont excellents notamment Sergi Lopez qui campe magistralement le beau-père fasciste dénué de toute humanité. Catherine le Maout (lepetitjournal.com) Dublin - jeudi 21 décembre 2006 dernière semaine à l'IFI - Temple Bar |