|
SOCIETE - L'Africaine quitte son boubou |
|
|
|
jeudi 14 décembre 2006 |
Les journées de la femme africaine se tiendront de lundi à mercredi prochains à l’Auditorium Pati Manning de Barcelone. Pour cette première édition d'Africa en femeni, l’association de journalistes SICOM propose trois jours de conférences qui réuniront des femmes de pouvoir espagnoles et africaines. Il s’agit d’inviter les assistants à porter un autre regard sur l’Afrique et l’image stéréotypée de l’Africaine en boubou coloré.
Affiche des Journées africaines (Photo LPJ)
L’association des journalistes de Barcelone Sicom organise du lundi 18 au mercredi 20 décembre, à Barcelone, trois jours de conférences pour tenter de briser les tabous attachés aux femmes africaines. "Africa en femeni" propose de créer et construire une image nouvelle et plus contemporaine de celles qui forment l’avenir de ce continent. "Nous sommes les racines du baobab", affirme Marie-Françoise Affoua, responsable du projet Africa en femeni, une manière pour elle de traduire le fait qu’aujourd’hui, si la femme africaine est dans l’ombre des hommes, elle n’en est pas moins essentielle au développement de ce grand baobab qu’est l’Afrique. Une façon aussi d’en finir avec les tabous, relayés par les médias de cette Afrique du tiers-monde, sans futur et dont les cerveaux s’en vont vers l’Europe en quête d’un avenir meilleur. Un nombre incalculable de femmes d’Afrique Noire et du Maghreb luttent à des postes à haute responsabilité pour faire de leur pays une force économique. D'ailleurs on compte parmi celles qui interviendront aux tables rondes, une directrice générale de grande entreprise dans l’informatique, une responsable de galerie d’art et une fondatrice d’ONG. Elles travaillent aussi bien en Espagne qu’en Afrique et représentent l’avenir économique de leur pays. Fière d’être Africaine Si la femme est l’avenir de l’homme, comme le disait Aragon, ces Africaines le sont pour l’Afrique. Cette première édition permettra à ces personnes de répondre aux questions qui forment la réalité économique de leur pays respectifs, que ce soit le Maroc ou le Niger, le Cameroun ou la Guinée. Il s’agit comme le dit Marie-Françoise Affoua, cette Ivoirienne aux yeux pétillants, de "lutter pour que leur réalité soit enfin visible". Faire que les racines du baobab soient mieux connues des Européens en somme, et que les femmes africaines acquièrent la reconnaissance due à leur travail. Sarah ROBLOT. (www.lepetitjournal.com – Barcelone) 15 décembre 2006
Africa en femeni L'Afrique au feminin Journée de la femme africaine et économie 18, 19 et 20 décembre 2006 de 18h à 20h 30 Auditorium Pati Manning Montalegre, 7 Barcelona Entréée libre Nombre de place limitée Reservations : 93 302 62 76 www.solidaritaticomunicacio.org
|