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Sur la scène peu habituelle du Luna Park, le Théâtre Colón termine sa saison lyrique par un remarquable Turandot
mis en scène par Roberto Oswald. L'opéra de Puccini est représenté
jusqu'à mercredi prochain. Dans le même registre, on peut aussi choisir
le Faust de Gounod par le Buenos Aires Lírica. Ou encore Gala Lírica, à l'Alliance française.

Cynthia Makris (Turandot) et Darío Volonté (Calaf). (Photo Colón)
Investir
la scène du Luna Park, plus adaptée au rock qu'à l'opéra, était un pari
risqué. Que la troupe du Colón a réussi, avec une version magistrale de
Turandot de Puccini qui
termine la saison lyrique. Le vénérable théâtre Colón vient de fermer
pour de gros travaux de rénovation prévus jusqu'en mai 2008, mais la
programmation continue et se délocalise.
Turandot, l'œuvre posthume de
l'Italien Giacomo Puccini, qui est mort avant de pouvoir écrire les
dernières partitions, raconte l'histoire d'une princesse chinoise qui
s'est juré de ne jamais se marier. Pour échapper à ce qu'elle considère
comme une malédiction, la cruelle Turandot impose à ses prétendants de
résoudre trois énigmes pour gagner sa main, faute de quoi ils seront
décapités. Un prince inconnu réussit non seulement les épreuves mais
également à percer le cœur de la belle et glaciale princesse. Pour
mettre en scène cette histoire de vie et de mort, Roberto Oswald a
imposé deux gigantesques statues qui se font face sans regarder les
spectateurs, un gong et un jeu d'escaliers qui favorise une présence
scénique sur plusieurs niveaux. La scénographie, les costumes et les
lumières offrent ainsi une dimension dramatique à la mesure du talent
des solistes.
La qualité acoustique était incontestablement le problème le plus
difficile à régler au Luna Park. Des adaptations ont été apportées par
rapport à la scène du Colón, notamment des micros afin d'amplifier les
voix. Le ténor chinois Warren Mok, qui interprète le prince Calaf, et
Paula Almerares dans le rôle de Liú ont été particulièrement applaudis
mercredi. Ils jouent ces personnages en alternance avec Darío Volonté
et Eliana Bayón. Les sopranes nord-américaines Cynthia Makris et Nina
Warren incarnent la princesse Turandot, Ariel Cazes et Carlos Esquivel
jouent Timur, roi de Tartarie exilé et père du prince. L'orchestre est
dirigé par Carlos Vieu.
Les prochaines représentations de cet opéra en 3 actes auront lieu
vendredi 24, samedi 25, mardi 28 et mercredi 29 à 20h30, ainsi que
dimanche 26 à 17h. Places de 15 à 250$ en vente au Luna Park, Bouchard
465 ou au 4000-1010.
Et aussi Faust de Gounod et Gala Lírica
Buenos Aires Lírica termine également sa saison avec une nouvelle production du Faust
de Charles Gounod, dirigé par Claudio Gallardou. L'opéra du compositeur
français, avec un livret de Jules Barbier, a été créé en 1859 sur la
scène du Théâtre Lyrique à Paris. Fasciné par l'œuvre de Goethe, Gounod
situe son histoire au XVIe siècle en Allemagne avec un docteur Faust
déchiré entre sa soif de connaissance et ses pulsions d'amour et de
jeunesse qui le poussent dans les bras du diable. Dernière
représentation samedi à 20h au Teatro Avenida, Av. de Mayo 1222.
Enfin, l'Alliance française nous invite ce vendredi à un récital,
Gala Lírica, de Florencia Pena (soprano), Nani Parodi (mezzo-soprano),
Carlos Radice (ténor) et Gabriel Rabinovich (baryton), qui
interpréteront notamment des extraits du Barbier de Séville, de Rigoletto, des Contes d'Hoffman et aussi de Turandot. A 20h vendredi 24, Alliance de Billinghurst 1926, tél.: 4822_5084. Entrée 10$. Laurence RIZET (www.lepetitjournal.com) - Vendredi 24 novembre
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