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Le coin des poètes ( 1 lecteur(s) )
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SUJET: Le coin des poètes

#469
opacho (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Mar 01 Avr 08 06:14:58  
Et bien je me risque à poster une création personnelle :
"Mon ode à...."

Rougeoiement terrassé par le bleu de ma nuit
M'y enlace braisé, doux serpent de l'envie
Entrecroise blessé par la pointe avilie
De la lance d'un démon qui me perce d'ennui

Elle monte sans cesse, revenue d'un Enfer
Pour qui fiert, me laisse en mon paradis Latin
Et amère me blesse de ses sabres aquilins
Au crépuscule d'Arès s'entrecroise le fer.

Des volutes de sang tourbillonnent, obscures
Telles des corneilles aphones, vaillant l'allure
Des chimères de Rome, variant d'une dure
Réalité atone, à toutes celles qui me durent

Maudire, sous mes attraits guerriers
Vengeur tel Mercure de vers messager
Acide et de ma plume acérée
Portant la douleur aux révolues adorées.
Et d'une trace, d'un signe me sera révélée
Celle, l'astre de mes nuits éthérées
La blancheur, le cygne qui d'immortelle beauté
Sèmera ma vie, moi le poète Orphée.
 
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#470
opacho (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Mar 01 Avr 08 06:15:18  
allez encore une petite contribution : "L'espoir"

Lorsque treize fois résonne dans l'air la noire cloche,
Et que la Mort poursuivant sa grande oeuvre, fauche.
Losrque le monde, dans la tempête, chancelle et flanche,
Et que les revenants sortent d'entre leur planches.

Lorsque la terre sombre, détrempée par le sang,
Recouvre, imperturbable, ceux qui furent vivants.
Lorsque même la pluie, sans force ne peut plus,
Emporter avec elle les blessures et le pus.

Un seul résiste, défiant le chaos ambiant,
Insufflant force et courrage à tous les mourrants
Son épée est tranchante et son casque brillant.

Portant haut le drapeau alors que tombe le soir.
Il se dresse il est là et se tient dans le noir,
Vibrant comme le jour, il se prénomme Espoir.
 
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#480
Valérie (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Mar 08 Avr 08 04:25:35  
Voici ma contribution de la semaine.... Mon poème se nomme "Voyage".

De forteresse en oasis,
Pendant longtemps j'ai voyagé
En cherchant de la tendresse
Je n'ai trouvé que le désert;
Pas de tendresse,pas de vérité
Pas de partage,pas de chaleur.
Et je t'ai vue dans un mirage
Tu étais vraie,et j'ai trouvé
Tout un trésor d'humidité
De vérité et de passion
J 'ai fini là mon voyage
J'ai trouvé où m'arrêter!!!

Je suis contente que nous soyons quelques uns à apprécier la poésie, et à le faire partager...
 
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#481
opacho (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Mar 08 Avr 08 09:33:05  
De même je rajoute un nouveau poème il se nomme :
"Ange de la Nuit"

S'étendent les ailes, au plumage subtil
D'une noirceur si belle, dangereuse sibylle
Annonçant la nouvelle d'un bonheur ductile
Presque même éternel: un crépuscule tactile.

Sombre voile irisé qui de sa mort inonde
La haute cour d'Orphée, aux lueurs moribondes
Et les lys argentées sur leur faces immondes
Porteront vérité, rouges de mort profonde.

Rédemptrice de mes tourments,
Expiatrice de mon serment
A la noire Lune luit.

Ma Prêtresse d'Achéron
Mon amour pour des éons
Toi mon Ange de la Nuit.

Tout à fait d'accord avec toi valérie ça fait plaisir de lire de si jolis poèmes.
En espérant que ça continue sur cette voie.
 
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#482
Amandine (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Jeu 10 Avr 08 09:18:53  
Bonjour à vous...


A quoi bon de partager..


J'ai tout donné, tout partagé, tout sacrifié... et qu'ai-je en retour?

Souffrance, solitude et désarroi...


Alors partager oui mais pas avec n'importe qui... Et je m'adresse précisément aux jeunes demoiselles qui se sentent toutes émoustillées après avoir passées quelques temps avec leurs petits copains.. Sachez demoiselle qu'il faut se méfier de leur gentillesse, de leurs bonnes attentions.. Tout cela n'est que mirage... Croyez-en mon expérience...


Bref, je m'égare.. Je voudrais dédier ce poème à l'homme qui m'a tout enlevé...


Coeur brisé, photos déchirées,
Dernières paroles échangées.
Mes larmes ont beaucoup coulé...
Pourquoi es-tu parti, pourquoi m'as-tu quittée ?
Je t'ai aimé, je t'ai tout donné
Et malgré tout, tu m'as laissée tomber...

L'Amour éternel n'existerait pas ?
Amour ne rimerait plus avec toujours ?
Tous mes rêves ne seraient qu'utopie ?
Vivre pour toujours près de toi une ineptie ?

La pluie a remplacé le soleil
Que ton sourire faisait briller dans mon regard.
Tout aujourd'hui est devenu gris,
Je ne rêve plus que de toi et de ton départ.

Peux-tu comprendre ma douleur,
Ou n'as-tu souffert qu'une demi-heure ?
Qui pourra me consoler,
Qui pourra de nouveau m'aimer ?
Mais au fond, m'aimais-tu vraiment
Ou n'était-ce que simulation et faux-semblant ?


Amandine
 
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#483
opacho (Utilisateur)
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Re:Le coin des poètes Jeu 10 Avr 08 09:32:41  
terriblement triste, vrai, plein d'amertume, et beau à la fois. Bravo j'ai beaucoup aimé.

Pour rester dans un registre un peu triste : "Non-vie"

Je suis pauvre et perdu, au bonheur bafoué,
Errant parmi les ombres, esclave sans obole.
Enfer ferme sa porte aux poches trop trouées,
Contentées de l’amour et des bienfaits d’Eole

Mes côtes blanches, nues, ne cachent plus de cœur,
Plus d’Amour, plus de pleurs, plus de sang, plus de vie;
La cage protectrice enferme mes malheurs
Fades et éternels, sans goût mais sans oubli.

Le temple de mon âme est un lointain vestige
Envahi par les ronces, ensemencé de fleurs
Mes roses d'autrefois étaient sans grand prestige,
Celles qui m'envahissent ont perdu leurs couleurs.

Je garde souvenance, et ce qu'ont vu mes yeux,
Les yeux de mon amie, tous ces verts paysages,
Et le pain de la vie, ma jeunesse de vieux
Est à jamais gravé dans mon crâne sans âge.

Mes orbites évidées ne voient que de la cendre,
Celle de l’entourage et de ma vie passée,
Celle des souvenirs, qui doucement engendrent
La suie et la fumée sur leur grand brasier,

S’élevant, se hissant, en vergue sur ma hune,
Mes fémurs s'entrecroisent en son tissu perdu,
Sillonnant les sept mers et scrutant la lagune,
Espérant s’échouer, et réclamant son dû.

Ma plainte qui s’élève a pour seule espérance
De pouvoir s’étrangler dans ma bouche meurtrie
De mettre un terme enfin à mes deux vies d’errance,
L’une libre, heureuse et l’autre enfer plein de stries.

Je tombe dans l’oubli, mais je le voudrais mien,
Mon corps abandonné s’accroche à son esprit,
Je ne suis que mon ombre, et voudrais n’être rien,
Tout ce qu'offre la vie, mon passé me l’a pris.
 
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