opacho (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Mar 01 Avr 08 06:14:58 |
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Et bien je me risque à poster une création personnelle : "Mon ode à...."
Rougeoiement terrassé par le bleu de ma nuit M'y enlace braisé, doux serpent de l'envie Entrecroise blessé par la pointe avilie De la lance d'un démon qui me perce d'ennui
Elle monte sans cesse, revenue d'un Enfer Pour qui fiert, me laisse en mon paradis Latin Et amère me blesse de ses sabres aquilins Au crépuscule d'Arès s'entrecroise le fer.
Des volutes de sang tourbillonnent, obscures Telles des corneilles aphones, vaillant l'allure Des chimères de Rome, variant d'une dure Réalité atone, à toutes celles qui me durent
Maudire, sous mes attraits guerriers Vengeur tel Mercure de vers messager Acide et de ma plume acérée Portant la douleur aux révolues adorées. Et d'une trace, d'un signe me sera révélée Celle, l'astre de mes nuits éthérées La blancheur, le cygne qui d'immortelle beauté Sèmera ma vie, moi le poète Orphée.
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opacho (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Mar 01 Avr 08 06:15:18 |
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allez encore une petite contribution : "L'espoir"
Lorsque treize fois résonne dans l'air la noire cloche, Et que la Mort poursuivant sa grande oeuvre, fauche. Losrque le monde, dans la tempête, chancelle et flanche, Et que les revenants sortent d'entre leur planches.
Lorsque la terre sombre, détrempée par le sang, Recouvre, imperturbable, ceux qui furent vivants. Lorsque même la pluie, sans force ne peut plus, Emporter avec elle les blessures et le pus.
Un seul résiste, défiant le chaos ambiant, Insufflant force et courrage à tous les mourrants Son épée est tranchante et son casque brillant.
Portant haut le drapeau alors que tombe le soir. Il se dresse il est là et se tient dans le noir, Vibrant comme le jour, il se prénomme Espoir.
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Valérie (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Mar 08 Avr 08 04:25:35 |
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Voici ma contribution de la semaine.... Mon poème se nomme "Voyage".
De forteresse en oasis, Pendant longtemps j'ai voyagé En cherchant de la tendresse Je n'ai trouvé que le désert; Pas de tendresse,pas de vérité Pas de partage,pas de chaleur. Et je t'ai vue dans un mirage Tu étais vraie,et j'ai trouvé Tout un trésor d'humidité De vérité et de passion J 'ai fini là mon voyage J'ai trouvé où m'arrêter!!!
Je suis contente que nous soyons quelques uns à apprécier la poésie, et à le faire partager...
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opacho (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Mar 08 Avr 08 09:33:05 |
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De même je rajoute un nouveau poème il se nomme : "Ange de la Nuit"
S'étendent les ailes, au plumage subtil D'une noirceur si belle, dangereuse sibylle Annonçant la nouvelle d'un bonheur ductile Presque même éternel: un crépuscule tactile.
Sombre voile irisé qui de sa mort inonde La haute cour d'Orphée, aux lueurs moribondes Et les lys argentées sur leur faces immondes Porteront vérité, rouges de mort profonde.
Rédemptrice de mes tourments, Expiatrice de mon serment A la noire Lune luit.
Ma Prêtresse d'Achéron Mon amour pour des éons Toi mon Ange de la Nuit.
Tout à fait d'accord avec toi valérie ça fait plaisir de lire de si jolis poèmes. En espérant que ça continue sur cette voie.
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Amandine (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Jeu 10 Avr 08 09:18:53 |
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Bonjour à vous...
A quoi bon de partager..
J'ai tout donné, tout partagé, tout sacrifié... et qu'ai-je en retour?
Souffrance, solitude et désarroi...
Alors partager oui mais pas avec n'importe qui... Et je m'adresse précisément aux jeunes demoiselles qui se sentent toutes émoustillées après avoir passées quelques temps avec leurs petits copains.. Sachez demoiselle qu'il faut se méfier de leur gentillesse, de leurs bonnes attentions.. Tout cela n'est que mirage... Croyez-en mon expérience...
Bref, je m'égare.. Je voudrais dédier ce poème à l'homme qui m'a tout enlevé...
Coeur brisé, photos déchirées, Dernières paroles échangées. Mes larmes ont beaucoup coulé... Pourquoi es-tu parti, pourquoi m'as-tu quittée ? Je t'ai aimé, je t'ai tout donné Et malgré tout, tu m'as laissée tomber...
L'Amour éternel n'existerait pas ? Amour ne rimerait plus avec toujours ? Tous mes rêves ne seraient qu'utopie ? Vivre pour toujours près de toi une ineptie ?
La pluie a remplacé le soleil Que ton sourire faisait briller dans mon regard. Tout aujourd'hui est devenu gris, Je ne rêve plus que de toi et de ton départ.
Peux-tu comprendre ma douleur, Ou n'as-tu souffert qu'une demi-heure ? Qui pourra me consoler, Qui pourra de nouveau m'aimer ? Mais au fond, m'aimais-tu vraiment Ou n'était-ce que simulation et faux-semblant ?
Amandine
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opacho (Utilisateur)
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| Re:Le coin des poètes Jeu 10 Avr 08 09:32:41 |
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terriblement triste, vrai, plein d'amertume, et beau à la fois. Bravo j'ai beaucoup aimé.
Pour rester dans un registre un peu triste : "Non-vie"
Je suis pauvre et perdu, au bonheur bafoué, Errant parmi les ombres, esclave sans obole. Enfer ferme sa porte aux poches trop trouées, Contentées de l’amour et des bienfaits d’Eole
Mes côtes blanches, nues, ne cachent plus de cœur, Plus d’Amour, plus de pleurs, plus de sang, plus de vie; La cage protectrice enferme mes malheurs Fades et éternels, sans goût mais sans oubli.
Le temple de mon âme est un lointain vestige Envahi par les ronces, ensemencé de fleurs Mes roses d'autrefois étaient sans grand prestige, Celles qui m'envahissent ont perdu leurs couleurs.
Je garde souvenance, et ce qu'ont vu mes yeux, Les yeux de mon amie, tous ces verts paysages, Et le pain de la vie, ma jeunesse de vieux Est à jamais gravé dans mon crâne sans âge.
Mes orbites évidées ne voient que de la cendre, Celle de l’entourage et de ma vie passée, Celle des souvenirs, qui doucement engendrent La suie et la fumée sur leur grand brasier,
S’élevant, se hissant, en vergue sur ma hune, Mes fémurs s'entrecroisent en son tissu perdu, Sillonnant les sept mers et scrutant la lagune, Espérant s’échouer, et réclamant son dû.
Ma plainte qui s’élève a pour seule espérance De pouvoir s’étrangler dans ma bouche meurtrie De mettre un terme enfin à mes deux vies d’errance, L’une libre, heureuse et l’autre enfer plein de stries.
Je tombe dans l’oubli, mais je le voudrais mien, Mon corps abandonné s’accroche à son esprit, Je ne suis que mon ombre, et voudrais n’être rien, Tout ce qu'offre la vie, mon passé me l’a pris.
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