Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) pour l’Australie depuis 1991 et Président de la Commission des Affaires culturelles, de l’Enseignement et de l’Audiovisuel de l’Assemblée des Français de l'Etranger depuis 12 ans, John Mac Coll fait le point aujourd'hui sur le dossier de l'éducation et de l’aide à la scolarité des enfants d’expatriés vivant dans la zone

Le travail sur les bourses et l'aide à la scolarité
"Le travail sur les bourses est un travail de longue haleine avec la Commission que je préside depuis 12 ans. J'ai toujours pensé qu'il fallait faire évoluer le système des bourses en un système d'aide à la scolarité. Le mot bourse a trop longtemps été confiné aux cas sociaux et n’intègre pas les situations des familles moyennes, celles qui sont juste à la marge. Je préfère le terme d’aide à la scolarité. Le défaut très "jacobin" de ce système aujourd'hui, c'est l'application de critères uniques applicables à tous les pays. C'est un système lourd, il faut vérifier les revenus mais aussi les points de charge. Certaines familles ayant des revenus importants bénéficient de bourses en raison de points de charge élevés (loyer ou remboursement d’emprunt), ce qui n'est pas forcément juste. Nous travaillons à simplifier le système devenu trop complexe, le rendre plus équitable et l’ouvrir à des familles à revenus intermédiaires."

"Au delà de l'aide à la scolarité, il ne faut pas oublier que l'Etat est un des plus gros contributeurs avec 420 millions d’euros pour le budget de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Quel Etat dans ce monde peut-il se targuer de cela ? Il ne faut pas oublier cela et s'assurer que ce budget soit garanti. Indépendamment de ses revenus, une famille française vivant à l'étranger peut encore scolariser un enfant dans le secondaire aujourd’hui, dans un contexte économique difficile".

"Côté gouvernement australien, il va également y avoir un impact avec les subventions qui vont diminuer pour les écoles indépendantes. Il faut que les établissements français qui en bénéficient aujourd'hui fassent attention et anticipent budgétairement ces baisses".

Le projet d'école à Perth et le développement de l'école française de Melbourne
"Nous avons déjà beaucoup travaillé sur ces deux projets. C'est la fonction du Conseiller aussi de préparer cela. Le sénateur André Ferrand sera en visite le mois prochain pour ces deux projets, entre autres. A Perth, le projet est important pour nos entreprises et le monde économique en général. Nous voulions envisager initialement de démarrer l'école de Perth avec la Mission Laïque Française (MLF) ce qui avait le mérite d'être rapide. Mais les choses ont évolué avec le super boum minier et les enjeux d'infrastructures. Nous avons donc constitué un comité de pilotage qui a analysé les données statistiques et les besoins de la communauté et il y aurait aujourd'hui un intérêt marqué d'au moins 200 familles. Ce travail important d'analyse réalisé, il faut maintenant trouver une option intelligente et surtout pérenne. En terme de délai, cela pourrait aller très vite mais plutôt que de démarrer avec la mission laïque nous pourrions peut être essayer quelque chose avec l'AEFE pour une question de pérennité. Car démarrer une école avec une entreprise, c'est bien mais il y a un risque si l'entreprise se retire. Aujourd'hui à Perth, des entreprises comme GDF Suez, Total sont installées et je pense que beaucoup suivront, notamment des PME car c'est une réelle opportunité pour nos compatriotes d'y aller de s'y installer aujourd'hui".

"Le développement de Melbourne, qui est aujourd'hui homologuée mais saturée, est également un projet sur lequel nous travaillons depuis quelque temps. Le secondaire balbutie avec le CNED et il y a un besoin réel. C'est un travail long et qui doit impliquer les résidents locaux. Je ne manquerai de tenir informé nos compatriotes de l'évolution, je l'espère rapide, de ces projets".

Propos recueillis par Flore Gregorini (www.lepetitjournal.com/sydney.html) mardi 30 octobre 2012

 
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