Danièle Ball est française, écrivaine et traductrice, installée au Chili depuis 2002. Lepetitjournal.com est allé à sa rencontre le jeudi 5 juillet, lors du lancement de son nouveau livre pour petits et grands enfants : Hermanito lobo, une allégorie sur le thème de l’adoption

Photo: Daniela Ball en séance de dédicace, lors du lancement d'Hermanito Lobo

Une écrivaine française, qui publie en espagnol dans une maison d’édition chilienne, il n’y en a pas beaucoup à Santiago ! Danièle Ball arrive au Chili en 2002 avec ses deux filles, après plusieurs années de vie parisienne, où elle travaille comme cadre d’une grande entreprise. Une vie bien rangée qu’elle a décidée d’abandonner pour se consacrer à ses passions : l’écriture et la nature. Le Chili est alors l’occasion d’un changement "de paradigme, de contexte culturel, et d’horizon".

Hermanito Lobo est le 30ème ouvrage de cette écrivaine prolifique, et le 4ème publié avec l’édition EDEBE*, spécialisée en littérature infantile. D’ailleurs, pourquoi écrire des livres pour enfants ? "C’est une façon d’offrir un pont aux adultes, pour pouvoir parler avec les enfants de thèmes et notions généralement complexes, comme la maladie, la tolérance…", explique Danièle Ball durant la cérémonie de lancement. Elle rajoute qu’elle a deux sources d’inspirations pour ses livres : une thématique chilienne, reprenant les contes et légendes du pays, comme pour Yatiri y el hada de las brumas, paru en 2011 ; ou la sociologie et les thèmes de société, qu’elle aborde notamment avec un conte sur la maladie d’Alzheimer, Para que no me olvides.

Avec la TVA très élevée qui pèse sur les livres, comment vit-elle son statut d’écrivaine expatriée ? "Evidemment, cet impôt est regrettable. Néanmoins, dans mon cas, il y a un aspect que je ne peux pas négliger : c’est la durée de vie illimitée des livres en librairie. En France, au bout de 5 à 8 ans, un livre pour enfants est retiré des rayons. Ici, ce n’est pas le cas, et mes ventes augmentent considérablement avec le temps. Un peu comme un bon vin qu’on déguste après plusieurs années !".

Quant à son activité de traductrice, ses principaux clients sont européens, même si elle commence à faire affaire avec des Chiliens. Et vu que la gestion de la demande et le travail se font à distance et par internet, ici ou là-bas, ça n’a pas vraiment d’importance !

S’installer au Chili a donc été une bonne décision pour elle et sa famille, qu’elle ne regrette pour rien au monde : "à notre arrivée, nous ne connaissions personne. Mais avec le temps, nous nous sommes tellement bien intégrées et entourées d’amis chers, que nous ne sommes plus jamais reparties !", conclut-elle en souriant.

Propos recueillis par Cécile Tron Muratori (www.lepetitjournal.com Santiago) Lundi 9 juillet 2012

Site internet de Daniele Ball

* Edicion Don Bosco

Site internet de Daniele Ball

* edicion Don Bosco

 
Une internationale

ETUDES – Les parents les plus généreux avec leurs enfants sont français

Pour beaucoup de parents à travers le monde, payer les études de ses enfants est l’engagement le plus important. Cela passerait avant les factures ou la retraites. Mais qui sont les parents les plus prévoyants ? Et où sont les parents qui sont les plus respectueux du choix de l’orientation de l’enfant ?
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

Expatriés : 3 bonnes raisons de rentrer en France cet été !

Pour les expatriés, les mois d’été riment souvent avec vacances en France. Pour retrouver ses proches, pour (re)goûter aux plaisirs de la gastronomie ou pour que les enfants gardent un lien avec leur pays d’origine, les raisons qui poussent à passer quelques semaines dans l’Hexagone sont nombreuses. Nous en avons choisi trois et nous vous les faisons partager !
Expat
Expat - Emploi

CARRIERE ATYPIQUE - Anne Barraud, les pieds sur le terrain, la tête dans le potentiel humain

Créer de la synergie dans les équipes, il y a des gens qui savent faire ça en vrai ? Le métier d’Anne est de résoudre des problèmes sur lesquels on s’arrache les cheveux : LES PROBLEMES HUMAINS. Anne est une pure opérationnelle, il n’y a qu’une vérité à ses yeux : le terrain. Les hommes et les femmes. Qu’ils soient péruviens, français ou camerounais. Elle n’a fait qu’une bouchée du défi interculturel. 
Expat - Politique

GLOBAL PEACE INDEX - Seulement dix pays "en paix totale"

Qui veut la paix prépare la guerre. Ce n’est pas ce que semble affirmer le Global Peace Index de 2016. Si la situation des pays en guerre va en s’empirant, celle des pays en paix se serait améliorée. L’Islande, le Danemark et l’Autriche sont en tête de ce classement. En revanche, il resterait, à l’heure actuelle, seulement dix pays dans le monde qui ne seraient pas engagés dans un conflit interne ou externe à leurs frontières. 
Magazine
En direct de nos éditions locales