Le Melbourne de... vous propose de rencontrer les Francophones de Melbourne et de découvrir votre ville à travers leur approche, leur réflexion et leurs coups de cœur. Cette semaine, Myriam Boisbouvier -Wylie, Consule générale honoraire du Victoria

Avocate de formation, Monégasque de naissance, Myriam Boisbouvier-Wylie n’a cessé depuis 16 ans d’agir pour la communauté française et australienne. D’abord en s’impliquant au sein de Vision Australia, puis en tant que présidente de l’Ecole Française de Melbourne pendant 5 ans, rôle qui lui a valu de recevoir les palmes académiques. Aujourd'hui présidente du comité de pilotage de l‘EFAM (Ecole franco-Australienne de Melbourne), Myriam travaille avec les autorités australiennes et françaises à la mise en place d’une école pilote biculturelle et bilingue. Mais elle est surtout depuis l’année dernière le visage de la France à Melbourne et dans le Victoria.  Ayant à cœur d’apporter un contact personnalisé, elle offre avec le support du secrétaire consulaire Jean-Paul Esnault, soutien et aide au public français. Sans compter que derrière le visage public se cache une mère de 4 garçons qui a fait de Melbourne sa ville.

L’Australie et vous :

Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Pour l’amour d’un Australien rencontré à New York.

Vos premières impressions en arrivant en Australie : Ce qui vous a séduit? Ce que vous n’avez pas aimé ?
J’ai été séduite par l’accueil des gens, les marchés de Melbourne avec leurs produits frais et beaux. Sinon je n’ai pas aimé le froid de Melbourne : je suis arrivée en décembre m’attendant au plein été et ça n’a pas été le cas. Il faisait froid et je n’avais aucun pull dans ma valise.

Des changements depuis votre arrivée ?
Oui la circulation est vraiment devenue chargée, pour sortir de la ville et aller chercher les enfants à l’école, c’est le changement le plus flagrant.

Les vacances idéales en Australie, c’est ?
Si je veux faire l’européenne qui vient de la Côte d’Azur alors c’est Noosa (Queensland) avec les restaurants, les boutiques, le monde. Si je veux faire l’australienne qui s'est intégrée ici depuis 16 ans c’est Stradbroke Island (Queensland), on ne s’habille pas, on se coiffe pas, on ne se regarde pas dans la glace et on vit en short et pieds nus, c’est super décontracté. De toutes les manières les vacances c’est au chaud.

Un artiste (musique, cinéma, beaux arts) australien préféré ?
Grace Cossington Smith, femme peintre qui a fait un tableau du Sydney Harbour Bridge quand il était en construction, Elle peint par petites touches, un peu pointilliste.  Lorsque je suis arrivée ici je me suis inscrite à l’Université de Melbourne et j'ai suivi des cours d’histoire de l’Art et d’histoire de l’Australie. Je l’avais étudiée.

Votre plat ou boisson préféré en Australie ?
Le pavlova que j'ai découvert à un barbecue chez des amis et j’ai fait et réussi mon premier à Noel dernier. Depuis mes enfants m’en réclament tout le temps!

Trois mots pour décrire l’Australie, les Australiens ?
Accueillant décontracté et positif.

L’Australie vous a-t-elle changé ?
Oui certainement. Mes amies australiennes rient en pensant à mon arrivée car je n’arrivais pas à comprendre que l’on puisse aller dans la rue habillée en tenu de gym et évidemment, je le fais maintenant, je suis beaucoup plus décontractée.

Qu’est ce qui vous manque le plus de la France ? Ou plutôt la France vous manque-t-elle ?
Les clochers, les vielles pierres, les odeurs -celle de l’été, Noël dans le froid  et les illuminations. La diversité des yaourts. Quand je rentre en France je me fais une dégustation de yaourts.

Ou retrouvez vous la France à Melbourne ?
Tous les jours, ici. Il y a le drapeau, on parle français,  je vois beaucoup de français de toutes les générations et d'origines sociales diverses.

Melbourne et vous :

Un quartier de prédilection dans Melbourne ?
Celui du consulat sur St Kilda Road, entre South Melbourne et pas loin de South Yarra, près du Shrine of Remembrance, des jardins botaniques. J'aime être près de la ville.

Une journée idéale à Melbourne ?
Commencer en courant autour du jardin botanique sur The Tan (le circuit qui fait le tour des jardins) puis une pause à l'Observatory Cafe. Redescendre sur la NGV voire une expo, traverser et aller sur Fed Square pour le déjeuner. Ensuite aller voir un film au cinéma Classic d'Eltsternwick et retourner à Taxi sur Fed Square pour diner.

Un monument ou un lieu préféré ? Pourquoi ?
Le Shrine: je le connaissais très peu mais depuis que je représente la France aux cérémonies commémoratives c’est devenu un endroit très important pour moi, très émouvant. J’ai appris beaucoup de choses sur notre histoire commune, dont le fait que tellement d’Australiens ce sont sacrifiés pour défendre les valeurs de la démocratie. Ils furent près de 400 000 pour la première guerre mondiale alors qu’à l’époque la population de ce petit pays n'était que de 4 millions d'habitants. Ces jeunes gens avaient presque le même âge que mon fils ainé, je trouve ça très émouvant. Mais aussi la dignité des anciens combattants c’est important de ne pas perdre cette mémoire, c’est une des choses auxquelles je tiens.

Votre bar ou restaurant favori ? Pourquoi ?
Les 'français': ma cantine Bistro Thierry mais aussi avec les visiteurs je vais à PM24 ou la French Brasserie, Bergerac en ville sinon avec mes parents chez Koots salle à manger mais aussi Chez Oliver et Chez Bob et l’incontournable France soir.

Propos recueillis par Sophie Short (www.lepetitjournal.com/melbourne.html) vendredi 9 novembre 2012

Une internationale

MALADIE DES OS DE VERRE – Aidez Beth à faire le tour du monde !

Beth est une jeune Australienne de 12 ans atteinte de la maladie des os de verre. Avant l’entrée au lycée, sa mère Katie a souhaité qu’elle puisse vivre la grande aventure de sa vie en partant à la découverte du monde. L'hébergement représente un gros budget lors d'un tel voyage mais vous pouvez les aider grâce au home-sitting en les invitant chez vous !
Actu internationale
En direct de nos éditions locales
Expat
Expat - Emploi

INTERNATIONALISATION – Les PME-ETI disent « oui »

L’internationalisation ne se limite pas aux grands groupes et concerne de plus en plus les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) françaises. Elles sont chaque année plus nombreuses à sauter le pas et à vanter les mérites de l’extension de leur activité à l’étranger. 

ALAIN BENTEJAC – "La compétitivité est un enjeu majeur"

Le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CNCCEF) est un réseau mondial d’entrepreneurs français ayant une expérience à l’international. Les CCE sont présents dans 140 pays. Alain Bentéjac en est le Président. Il a pour mission principale de conseiller les pouvoirs publics et de promouvoir l’attractivité du secteur privé français.
Expat - Politique

FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER - Etude sur le vote par Internet, le cas de la République Tchèque

En 2014, les Français de l'étranger ont à nouveau pu voter par Internet. Si ce moyen est de plus en plus utilisé, l'abstention reste en hausse. Pour tenter d'expliquer ce paradoxe, Alix Guillard a utilisé les données collectées sur sa circonscription de Prague pour y voir plus clair. Curieux sur le fonctionnement des nouvelles technologies en général, Alix Guillard s'intéresse au vote par Internet depuis 2011; il a été suppléant aux élections législatives de 2012 et candidat à l'élection partielle de 2013.

ANNE-MARIE DESCOTES – "Il est nécessaire de prendre en compte les enjeux globaux du développement"

Anne-Marie Descotes est la Directrice Générale à la Mondialisation, au Développement et aux partenariats (DGM) du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International (MAEDI). Nommée par Laurent Fabius à l’été 2013, elle a notamment pour mission d’étendre la diplomatie économique de la France. Lepetitjournal.com l’a rencontrée en pleine préparation de la COP21, la conférence du Bourget sur le climat
Magazine