Les lycées français à l’étranger sont souvent des lieux où les enfants d’expatriés ne restent jamais très longtemps. Les amitiés se font vite tout comme les départs. Pourtant grâce aux réseaux sociaux, les anciens élèves arrivent à renouer contact même quelques années plus tard. Témoignages

(Photos SP)

Marine, 19 ans, originaire de Paris : "Les gens me manquaient tellement que je suis revenue trois ans"
Je suis arrivée à Phnom Penh en 1998 alors que je n’avais que 7 ans pour le travail de mon père, et j’y suis restée cinq ans. J’ai dû ensuite rentrer en France mais le pays et les gens me manquaient tellement que je suis revenue trois ans. Aujourd’hui, je fais mes études à Paris et je continue de voir ceux qui sont également rentrer en France. En ce qui concerne les autres, on se voit plus rarement. Cela dépend de mes passages à Phnom Penh. Heureusement qu’il y a facebook pour garder contact !

Témoignage  anonyme d’un ancien élève : "Nous nous sommes retrouvés, revus, avec bonheur, fraternité et émotion..."

J’étais au lycée français dans les années 70, avant la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges ! De quoi garder des liens indéfectibles avec les copains d'alors...ou leur mémoire. Nous nous sommes retrouvés, revus, avec bonheur, fraternité et émotion, entre anciens élèves ... et professeurs! Et pour la plupart d'entre nous, pèlerinage sur les lieux où nous avons sévi. Retrouvailles accélérées grâce à l'usage d'un media qu'on ne nommera pas.

Océane, 19 ans, originaire de Pont L’Abbé
: "Petit à petit j’ai retrouvé tout le monde"
J’avais 9 ans quand je suis arrivée à Phnom Penh mais je m’en rappelle très bien. Très rapidement je suis tombée en quelque sorte amoureuse de ce nouveau pays et j’y ai passé une année incroyable. J’ai dû repartir un an plus tard et ce fut très dur.. Pendant très longtemps je n’ai pu garder contact avec personne jusqu’à l’âge de 16 ans quand les réseaux du type facebook ont commencé à prendre de l’ampleur. A la base je m’y suis inscrite spécialement pour ça ! Et petit à petit j’ai retrouvé tout le monde. Aujourd’hui, j’ai revu quelques amis du lycée français Renée Descartes et je compte en revoir d’autres !

Sophany, 18 ans, originaire de Phnom Penh
: " Je reste en contact avec certaines personnes"
Depuis que je suis née au Cambodge, ma mère a décidé de me mettre directement au Lycée Descartes de la maternelle jusqu'au CM2. Cependant, je suis maintenant dans une école internationale il est donc plus difficile pour moi de communiquer avec l'ensemble de la communauté des étudiants français de mon âge du lycée français. Mais j'ai de bons souvenirs de ces quelques années et je reste en contact avec certaines personnes de mon ancienne école via les réseaux sociaux du type facebook.

Stephan, 19 ans, originaire de Bamako
: "Le seul moyen était internet"
Je suis arrivé au Cambodge en 1994 pour le travail de mon père et j’ai intégré le lycée français à l’âge de cinq ans ! J’y suis resté six ans. C’était de merveilleuses années ! A l’entrée au collège, en 2002, je suis retourné en France avant de repartir dans d’autres pays. J’ai cependant gardé contact avec quelques amis, avec pour seul moyen internet. Je n’ai pu vraiment les revoir qu’en 2008 quand je suis revenu au Cambodge pour les vacances.
Aujourd’hui beaucoup d’entre eux font leurs études à Paris, donc on peut se revoir régulièrement, mais sans les nouveaux réseaux sociaux cela n’aurait certainement pas été possible.

Philippe, 51 ans, originaire de Phnom Penh : "Je compte à présent d'y retourner"
Je suis né à l'hôpital Calmette de Phnom Penh en janvier 1960. J'ai donc passé mes années 'formatives’ dans ce pays et mon début de scolarité au "petit lycée" du Lycée Descartes. A l'époque du coup d'état par le Général Lon Nol en début 1970, la plantation de Prek-Kak où travaillait mon père comme comptable, a été attaquée par le Viet-minh et nous avons été forcés de quitté le pays en catastrophe, épisode traumatisant pour un gamin de 10 ans qui vivait à l'époque dans un véritable petit paradis... J'ai ensuite fait l'Indonésie, puis le Brésil. J'ai vécu seulement 5 ans en France. Depuis 1978, je suis dans les alentours de la capitale américaine. Je ne suis pas encore retourné dans mon pays natal, de peur de ce que je risque d'y trouver et de confronter mes "démons"... Mais grâce à un groupe Facebook d'anciens de Descartes, avec qui j'y noué, et renoué des liens d'amitiés incomparables, je compte à présent d'y retourner; en compagnie d'un ou deux des ces camarades "décartiens" bien sûr!

Océane Debert (www.lepetitjournal.com/cambodge.htlm) lundi 31 janvier 2011

 
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