HERVE CHOURREAU - Directeur de l'Ecole Française de Théâtre

 

Connaissez-vous Hervé Chourreau, un Français vivant à Casablanca à l’accent qui sent le Sud ? Voilà 5 ans qu’il a ouvert une petite école de théâtre dans le quartier Bourgogne, près de la rue Tantan.

Destinés aux enfants, mais aussi aux adultes à la recherche de perfectionnement en communication, l’Ecole Française de Théâtre (EFT) est un lieu où petits et grands de toutes origines et classes sociales se retrouvent autour d’une passion commune : LE THEÂTRE

LPJ : Comment êtes vous arrivé au Maroc ?

Hervé Chourreau : Il y a 14 ans, je suis venu en vacance au Maroc où j’ai fait connaissance avec des Français qui étaient là pour faire des affaires, et notamment avec la Attijariwafa bank. Comme j’étais dans la formation professionnelle, Jean-Pierre l’un des Français que j’ai rencontrés, m’a proposé de faire des séances de formation pour la dite banque au Maroc. On a travaillé ensemble pendant 5 ans. Je faisais des aller-retours en fonction des sessions de formation. A côté de ça en France, j’avais une troupe de théâtre. Je donnais des cours. C’était difficile de conjuguer les 2 activités sur deux pays différents. Par conséquent, j’ai décidé de venir m’installer au Maroc, et cela fait 7 ans que je vis ici.

 

Comment est née l’école française de théâtre ?

Ça faisait un an que je vivais au Maroc. La Cité des artistes m’a contacté pour donner des cours de théâtre au sein de leur établissement. Ça a super bien marché. L’école qui comptait 20 élèves, quand je suis parti il y en avait 120. Notre collaboration a pris fin suite à des désaccords sur la façon de travailler. Les parents d’élèves et mes amis m’ont demandé pourquoi je n’ouvrais pas ma propre école. Ils m’ont vite convaincu. J’ai ouvert ma propre école et les enfants que j’avais à la Cité des artistes m’ont suivis.

 

Pourquoi souligner qu’il s’agit d’une école française de théâtre et pas uniquement école de théâtre ?

Je suis un ancien enseignant de français. On parle 100% français dans cette école. Je ne parle pas l’arabe. L’objectif aussi est de permettre à mes élèves de perfectionner leur maitrise de la langue française. Je corrige les fautes de grammaire, conjugaison ou de syntaxe de mes élèves. On travaille sur l’aspect scénique, mais aussi sur la langue française. C’est souvent la première raison de leur venue à mon école.

 

Quels sont les objectifs de votre école ?

Biensûr promouvoir la langue française et la culture française, mais surtout permettre à la classe moyenne d’avoir accès à mes cours. J’ai mis volontairement des tarifs relativement bas. Ici, tout ce qui est artistique, c’est élitiste. Je veux donner l’accès aux enfants de toutes classe sociales. Dans mon école, il y a des enfants de la mission qui sont donc parfaitement francophones, mais aussi des enfants ayant des difficultés en français. Contrairement à ce que l’on pense, il n’y a pas de moqueries entre eux. Ils s’entraident et apprennent des uns des autres. Ça crée des liens et de la solidarité entre eux.

 

Quels sont les tarifs de l’EFT ?

Pour les enfants à partir de 6 ans, je leur propose 1h par semaine soit les mercredis ou les samedis à 290 dh par mois (850dh/trimestre)

Pour les enfants à partir de 12 ans, je leur propose 1h30 par semaine à 390 dh par mois (1050dh/trimestre)

Pour les adultes, je leur propose 2h par semaine à 490 dh par mois (1170dh/trimestre)

 

Programme de l’école ?

Ils ont 1h à 2 h par semaine et un spectacle en fin d’année. Le spectacle cette année se fera à l’Institut Français.

 

Proposez-vous des cours durant l’été ?

Oui, je vais proposer des stages de théâtre d’une semaine pour les enfants de 9-14 ans. Ils auront des cours de théâtre tous les matins de 9h30 à 12h30. Je vais leur apprendre à jouer, tout ce qui est expression corporelle, vocale et émotionnelle. Ils vont écrire leur propre scénario et le mettre en scène. Ils feront une petite représentation pour les parents vendredi matin. Ce sont les enfants qui vont écrire leur propre histoire. Je vais appliquer un tarif de 490 dh la semaine avec un petit déjeuner offert tous les matins.

 

Nadia Jacquot (www.lepetitjournal.com/casablanca) mercredi 7 juin 2017.

 

 

 
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