IMMOBILIER – Rencontre avec Olivier Meneses, directeur de l’agence Rooftop

Rien ne prédestinait Olivier Meneses, réalisateur de clips expatrié en Thaïlande, à se reconvertir dans l’immobilier. Peu après s’être installé au Cambodge, en 2011, il n’a pourtant pas hésité à saisir l’opportunité d’une nouvelle aventure professionnelle, dont est née l’Agence Rooftop, il y a un peu plus d’un an. Une deuxième agence ouvrira dans quelques jours au sein de l'Hôtel Raffles.

LePetitJournal.com : Votre agence Rooftop située sur Riverside, qui vient d’être refaite à neuf, existe maintenant depuis un peu plus d’un an, et embauche désormais 19 personnes. Pouvez-vous revenir sur son lancement ?
Olivier Meneses :
Lors de mon installation au Cambodge, quand j’ai dû me mettre à la recherche d’un logement, je suis entré en contact avec une jeune femme qui travaillait comme agent immobilier indépendant. J’ai remarqué qu’il y avait des choses à faire dans le domaine en termes de proposition et d’organisation. Nous avons donc décidé de nous associer. L’idée de base, c’était de monter une agence de proximité, qu’on puisse aller voir en cas de problème, et qui soit aussi une vitrine sur un quartier donné.

Ce positionnement "agence de proximité", est-ce ce qui distingue Rooftop des autres agences que l’on trouve à Phnom Penh ?
Pour les agences immobilières, l’argent vient aujourd’hui des grosses transactions de vente de terrains. C’est ce que font la plupart des agences khmères de Phnom Penh. Par exemple, il y eu ce record de vente, avec le terrain à côté du Sofitel qui s’est venu à un groupe Japonais pour construire un shopping Center. Mais Rooftop n’est pas du tout sur ce marché de grosses transactions. On propose des petits biens, souvent de l’ancien, pas cher à rénover, destinés à des individus plutôt qu’à des sociétés.

Qui sont les acheteurs qui font appel à vos services ?
Nous avons 99% de clients occidentaux. Certains sont à la retraite, d’autres cherchent une résidence secondaire, et enfin, il y a les expatriés, qui au départ louent pendant quelques mois, puis commencent à se renseigner pour un achat. Ils se disent que même pour 6 ou 7 ans, ça vaut le coup d’acheter un appart à 30.000 ou 40.000 dollars, qui sera rentable même à court terme. Ce qui est intéressant, c’est de rénover un bien qui n’a pas une base européenne et en faire quelque chose avec un nouveau cachet, plus moderne. C’est le meilleur investissement possible.

Comment travaillez-vous pour avoir obtenir un mandat auprès des propriétaires ?
On a aujourd’hui 400 références environ. Plus de la moitié de notre travail se fait en relation avec les propriétaires khmers. En connaissant les quartiers, on apprend facilement qu’il y a un bien à vendre, et on entreprend alors un travail de négociation. On peut en fait distinguer deux types de propriétaires : ceux qui veulent vraiment vendre et s’alignent sur les prix du marché. Ensuite il y a ceux qui disent vouloir vendre, mais ne cherchent pas vraiment à le faire. Ils estiment leur bien d’une façon disproportionnée. Pour ces derniers, il s’agit pour nous de les ramener à la réalité du marché.

Qui sont les acheteurs qui font appel à vos services ?
Nous avons 99% de clients occidentaux. Certains sont à la retraite, d’autres cherchent une résidence secondaire, et enfin, il y a les expatriés, qui au départ louent pendant quelques mois, puis commencent à se renseigner pour un achat. Ils se disent que même pour 6 ou 7 ans, ça vaut le coup d’acheter un appart à 30.000 ou 40.000 dollars, qui sera rentable même à court terme. Ce qui est intéressant, c’est de rénover un bien qui n’a pas une base européenne et en faire quelque chose avec un nouveau cachet, plus moderne. C’est le meilleur investissement possible.

Avez-vous constaté une hausse du prix de l’immobilier à Phnom Penh ? Quel est selon vous le meilleur quartier pour acheter en ce moment ?
Ma société est trop jeune pour avoir pu constater des évolutions de prix notables en un an. On sait que les prix montent, parce qu’on voit les offres se raréfier, mais on n’est pas capable de le quantifier. Pour moi, il y a deux zones qui vont devenir extrêmement intéressantes : la zone de l’Olympic Stadium, d’abord parce qu’il y a le stade, et des choses qui se montent autour. C’est un quartier d’avenir mais qui reste aujourd’hui abordable. L’autre endroit intéressant, c’est le port de Phnom Penh.

Quelle est l’objectif de votre nouvelle agence, Rooftop Oriental, qui ouvrira dans quelques jours ses portes au Raffles et se présentera aussi comme galerie d’art ?
Aujourd’hui, comme il est trop tôt pour penser à un développement avec une clientèle uniquement cambodgienne, nous cherchons à développer la clientèle étrangère. Cela passe par un travail communication autour du Cambodge. L’objectif, c’est de partager notre amour du Cambodge, alerter sur les opportunités qu’il y a ici dans un premier temps, et dans un second temps vendre des biens immobiliers. La galerie au Raffles sera un bon endroit pour faire la promotion du pays. Le photographe qui sera exposé, Jeremy Horner, a voyagé partout dans le monde. La première exposition aura pour thème le bouddhisme, et montrera aussi des photos prises au Laos, au Pakistan, en Inde, en Thaïlande. Au-delà du Cambodge, on mettra en valeur toute l’Asie du Sud-Est, avec l’idée de travailler peut-être sur toute la région dans l’avenir.

(www.lepetitjournal.com/cambodge) mercredi 7 novembre 2012

Cambodge

POLITIQUE - Nouvelle répression à Freedom Park

Lundi 21 Avril au matin, trois députés du CNRP - Mu Sochua de Battambang, Real Camerin de Svay Rieng et Lim Kim Ya de Kompong Thom - tentèrent d’accéder à la place de la Liberté, notamment pour demander la libération des 21 manifestants emprisonnés depuis janvier dernier. Mais cette sixième tentative de se rendre sur la place de la liberté va cette fois-ci être brutalement réprimée par les forces de sécurité.
A la une
France/Monde
En direct d'Asie Pacifique
Ho Chi Minh Ville - Actualité

VIETNAM - Epidémie de rougeole meurtrière

L'OMS s'inquiète de l'épidémie meurtrière de rougeole qui a déjà tué, depuis le début de l'année, plus de 100 personnes au Vietnam,…
Expat
Expat - Emploi

SECURITÉ PRIVÉE - Les mesures de protection dans un environnement dégradé

Comment assurer la protection des nationaux quand ils ne sont pas sur le territoire de la nation ? Il s’agit d'une question essentielle de la science politique : si l’on suit la fiction du Contrat Social, un individu qui se situe sur le territoire dont il a la nationalité renonce à l’emploi de la force au bénéfice de la "puissance publique", mais est-ce le cas à l’étranger ? 

DECATHLON - Au top de sa forme en Chine !

Du matériel et des vêtements pour 60 sports en magasin, bien sûr, mais c’est avant tout la promotion du sport que la marque française souhaite développer. Interview de Pannya Khamphommala, directeur de la distribution Chine, qui nous donne les facteurs clés du succès de la marque lilloise
Expat - Politique

PRELEVEMENTS SOCIAUX DES NON-RESIDENTS - Comment faire pour espérer être remboursés ?

Votés en 2012, les prélèvements sociaux (CSG-CRDS) sur les plus-values et revenus immobiliers pour les contribuables français non résidents ont été reconduits dans la loi de finances 2014. La Commission Européenne a ouvert dans la foulée une procédure d’infraction contre la France sur la conformité au droit européen de ces prélèvements. En cas d'issue favorable, comment espérer un remboursement rétroactif ?
Magazine
Les trophées 2014

TROPHEES 2014 - Revivez la soirée en vidéo avec France Diplomatie et France 24

À l'initiative du petitjournal.com, les "Trophées des Français de l'étranger" ont été remis à leurs sept lauréats jeudi 6 mars au Quai d'Orsay, en présence de Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger. Découvrez les reportages consacrés aux lauréats sur France 24 et la vidéo officielle de la soirée réalisée par le ministère des Affaires étrangères