SPORT – Mony, le premier judoka cambodgien aux Jeux Olympiques

Dimanche dernier, les six athlètes cambodgiens sélectionnés pour les Jeux Olympiques ont pris leur envol pour Londres. Parmi eux, le judoka Khom Ratanakmony, âgé de 29 ans, devient le premier cambodgien à représenter son pays dans sa discipline. Etudiant en France à Brest, sa participation aux JO a été annoncée officiellement tardivement


"La première fois que j’ai mis le pied dans le club de Phnom Penh situé dans l’enceinte du Stade Olympique, je suis tout de suite tombé amoureux du judo, de ses techniques, son concept, son style"
, se rappelle Khom Ratanakmony, surnommé Mony. Depuis l'âge de 14 ans, il cultive une véritable passion pour le Judo et la Lutte. Cependant, sa famille ne voit pas dans le sport un avenir prometteur et lorsqu'on lui propose de participer aux JO de Pékin dans la catégorie de Lutte, ses parents lui posent un ultimatum et lui demandent de refuser. Il atterrit alors en France en 2006 pour faire un BTS hôtellerie et ce n'est que deux ans plus tard, alors que la Lutte et le Judo commencent réellement à lui manquer, qu'il entend parler du club "le Dojo Brestois". Entrainé par Philippe Urvoy, champion de Bretagne, Mony apprécie la qualité des entrainements dispensés en France : "Ici il y a de bonnes formations au niveau de l’enseignement sportif. Il y a beaucoup de licenciés sportifs qualifiés, de centres d’entrainement… par rapport au Cambodge où cela manque encore".

Le dernier rescapé de l'équipe olympique du Cambodge


"Je suis carrément très fier d’être qualifié aux Jeux de Londres, en plus, je suis le premier judoka cambodgien, je suis vraiment honoré", souligne Mony. Repéré en 2011 lors des derniers Jeux d'Asie du Sud-Est avec une médaille d'argent, le Comité Olympique National du Cambodge lui propose de concourir aux JO. "Lorsque son excellence Vath Chamroeum me l'a proposé, j'ai d'abord cru que c'était une plaisanterie, explique Mony, je précise qu'il était mon professeur de lutte auparavant". N'étant pas préparé à une telle opportunité, il décline l'invitation. Après mure réflexion, il accepte de défendre les couleurs de son pays sur les tatamis londoniens, mais sa candidature n'est retenue officiellement que très tardivement : six semaines avant le début des JO, le 28 juillet. De quoi être anxieux : "Quand j'ai appris que j’étais qualifié aux JO, j'ai été vraiment content mais après je suis devenu de plus en plus angoissé, stressé car je sais ce qu'il m’attend à Londres".

En effet, entre son travail d'animateur dans une école maternelle le midi et ses études, Mony n'a pas autant de temps qu'il aimerait pour s'entrainer. Il se prépare physiquement comme il peut en passant le moindre de son temps libre à s'exercer. "Psychologiquement, j'essaie de ne pas trop y penser", explique-t-il. S'il n'attend pas des JO une médaille comme ses idoles d'origine japonaise Yasuhiro Yamashita et Toshihiko Koga, il espère au moins que cela lui apportera "une nouvelle expérience, des échanges technico-tactique… pour m’en servir aux prochains championnats". Perdant ou gagnant, le judoka commencera à préparer les 27ème Jeux d'Asie du Sud-Est en Birmanie dès son retour à Brest.

 

Anaïs Chatellier (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) Mercredi 25 juillet 2012

L'équipe cambodgienne au complet

Kieng Samorn : 800 mètres à la course homme

Chan Sayha : 200 mètres à la course femme

Hem Thon Vitiny : 50 mètres nage libre femme

Hem Thon Ponleu : 50 mètres nage libre homme

Son Davin : Taekwondo Femme

Khom Ratanakmony : Judo catégorie des moins de 60 kg

Cambodge

TRANSPORT AÉRIEN - A la pêche à la ligne

Les nouvelles liaisons aériennes se multiplient. La compagnie aérienne low cost VietJetAir lancera ces prochaines semaines une nouvelle liaison entre Hanoi et Siem Reap. Une de plus.
A la une

Une "French touch" pour faire du vin en Virginie

"Je devais rester un an et je ne suis jamais parti." Comme Matthieu Finot, par goût du défi, de la liberté de créer ou du pays lui-même, des vignerons français s'installent en Virginie pour faire le vin dont rêvait Thomas Jefferson, il y a deux siècles.
France/Monde
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

Une "French touch" pour faire du vin en Virginie

"Je devais rester un an et je ne suis jamais parti." Comme Matthieu Finot, par goût du défi, de la liberté de créer ou du pays lui-même, des vignerons français s'installent en Virginie pour faire le vin dont rêvait Thomas Jefferson, il y a deux siècles.

COACHING - Peut-on s'expatrier et changer de carrière ?

Quitte à changer de carrière, pourquoi pas aussi changer de pays ? Partir, c’est s’offrir une page blanche pour se réinventer. Le nouveau pays concrétise naturellement le virage que l’on veut prendre. L’ailleurs, c’est aussi là où votre ancienne image ne vous collera plus à la peau. Pensée magique ou pas?
Expat - Politique

EXPATRIATION – Fuite à droite, ouverture à gauche

Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur "l’exil des forces vives" vient d’être adopté à l’Assemblée à une courte majorité. Toutefois, le débat demeure entre la droite et la gauche pour savoir ce que représente aujourd’hui l’expatriation des Français dans le monde. Entre "un atout dans la mondialisation" pour le PS et la nécessité de "refaire de la France une terre de réussite" pour l’UMP, chacun campe sur ses positions
Magazine
Les trophées

TROPHEES 2014 – Les sept lauréats ont été récompensés au Quai d’Orsay

La cérémonie des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, s’est déroulée ce jeudi 6 mars, dans le cadre prestigieux du Ministère des Affaires étrangères. Devant leurs proches, les élus, les partenaires et la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret, les sept lauréats ont été récompensés pour leur parcours d’exception.