Buenos Aires

LANGUE - Du bikini au sandwich, étymologies incongrues et amusantes

Ce sont parfois leurs inventeurs qui ont laissé leurs patronymes à certains objets quotidiens. Petit tour dans nos placards et dans nos cuisines

 

Bikini ne vient pas du nom de Monsieur Bikini, mais de l’île du Pacifique des îles Marshall où la marine américaine s’est livrée au premier essai nucléaire en 1946, juste au lendemain de la 2e guerre. Presque au même moment, l’ingénieur en automobile Louis Réard lançait à la piscine Molitor le maillot de bain deux-pièces totalement révolutionnaire à l’époque, aux dimensions tellement réduites qu’il déclenchait littéralement un effet atomique chez les observateurs masculins! Le bikini passera dans toutes les langues et aura même des déclinaisons : monokini, sexykini (pour faire un jeu de mot douteux : c’est tout un arsenal de nouvelles "armes de séduction lascive").

La poubelle, quant à elle, provient bien de Monsieur Poubelle, préfet de la Seine, qui imposa en 1884 l’usage de cette boite à ordures pour les immeubles parisiens. Les débuts de la 3e république se voulaient aussi hygiénistes.

Et le sandwich? C’est John Montagu, comte de Sandwich, qui, selon un témoin de l’époque (18e siècle), aurait passé 24 heures de suite à jouer en se restaurant de tranches de bœuf insérées entre deux tranches de pain. On ignore si M. de Sandwich fut heureux au jeu, on sait en revanche quel succès phénoménal connut sa "recette"!

Passons vite sur le dahlia, fleur apportée en France par le botaniste suédois qui lui laissa son nom, et terminons avec un terme original: limoger. Limoger quelqu’un signifie le destituer et l’expression reste toujours utilisée. Elle est bien, à l’origine, dérivée de la ville de Limoges, préfecture de la Haute-Vienne et du Limousin. C’est en 1916 que le général Joffrey sanctionna des officiers en les envoyant à Limoges. D’où limoger au sens de sanctionner, relever de ses fonctions puis destituer. Proust utilisera ce terme dès 1922. Que les Limougeauds nous pardonnent de rappeler qu’à cette époque (seulement) leur ville n’était sans doute pas une destination de rêve!

Hervé SALAUN, pour l’Alliance française de Buenos Aires (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires)

TROPHÉES DES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER - Appel à candidatures

Vous résidez à l'étranger? Vous avez un parcours hors du commun? Le 17 mars prochain, sept Français de l'étranger seront récompensés lors d’une soirée de prestige au Quai d'Orsay organisée par LEPETITJOURNAL.COM en présence de M. Mathias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce Extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger. Alors n'attendez plus, postulez !
A la une

GUILLAUME CANET / CEDRIC ANGER - "C’est un serial killer assez inédit dans le genre"

La prochaine fois, je viserai le cœur s’inspire de l’affaire Alain Lamare. Les faits ont lieu dans l’Oise entre 1978 et 1979. Un maniaque agresse et tue plusieurs auto-stoppeuses. La police et la gendarmerie peinent à trouver l’homme qui échappe à tous les barrages. Chose qui lui est dans un premier temps facile puisqu’il s’agit en fait d’un jeune gendarme modèle qui enquête sur ses propres crimes. Notre édition de Londres a rencontré le…
France/Monde
En direct des Amériques
Les trophées
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION - L'ombre de mon mari

"Après plusieurs expatriations, et à tout juste 34 ans, l'avenir de mon mari s’annonce brillant. Le mien ? Ce déménagement super glamour à Rome il y a déjà 9 mois est la tragique confirmation que je suis devenue malgré moi, l’ombre de mon mari, ou encore pire, « l’ombre de son ombre » comme le chantait Brel. À force de ne penser qu’aux autres et surtout à lui, je me suis oubliée en route. Je n’existe plus".
Expat - Politique

VENTE D'IMMOBILIER À L'ETRANGER – La France dilapide-t-elle son patrimoine ?

En 2011, le patrimoine immobilier de la France à l'Etranger (consulats, ambassades, instituts français, etc) s'élevait à 1.500 biens répartis dans 160 pays, pour une valeur d'environ 5 milliards d'euros. Au cours des six dernières années, 152 biens auraient été vendus par le Ministère des Affaires Etrangères pour une valeur totale de 307 millions d’euros. L'ambassadeur de France en Malaisie nous explique l'impact de cette politique
Magazine
Francophonie