Budapest

MATTHIEU DONARIER TRIO – « En Jazz il faut bien comprendre qu’on est comme des électrons libres »

 

 

 

 

De gauche à droite: Manu Codjia (guitare), Matthieu Donarier (saxophones & compositions) , Joe Quitzke (batterie) 

 

 

 

 

 

 

 

Photo © Annabelle Tiaffay

Matthieu Donarier Trio est un groupe de jazz français, constitué du guitariste Manu Codjia, du batteur Joe Quitzke et enfin de Matthieu Donarier le saxophoniste. Le trio joue ensemble depuis maintenant plus de quinze ans et commence sa tournée en France et en Hongrie début novembre. Ils seront en concert le 16 novembre à Budapest. Lepetitjournal.com/budapest est parti à la rencontre de Matthieu, le leader du groupe. 

 Comment le groupe est-il né ?

Le trio a commencé à répéter en 98, et il est actif depuis 1999.  Comparé à mes anciennes collaborations, c’est le groupe qui a la plus longue durée de vie, particulièrement parce qu’on s’entend très bien. En Jazz il faut bien comprendre qu’on est comme des électrons libres, car on travaille simultanément avec beaucoup de projets en parallèle.

 

Comment définissez-vous votre musique ?

C’est une musique d’échange, d’interaction, et de communication. C’est aussi une musique qui célèbre le jeu collectif, la surprise, et la communication instantanée. En plus de la manière dont les musiciens s’emparent d’une composition et l’amènent la où ils veulent. Tout cela fait partie de la philosophie du Jazz.

 

De quoi parle votre dernier album Papier Jungle ?

C’est notre dernier album en date, les versions sur scène sont toujours distinctes, par l’improvisation et la surprise. Pour un même morceau, on ne joue jamais deux fois la même chose exactement. Ce sont majoritairement des compositions personnelles, avec l’intégration de pièces d'autres compositeurs, comme Erik Satie ou le hongrois Franz Liszt. C’est une musique instrumentale, sans parole, avec un saxophone, une guitare électrique et une batterie. La musique du groupe est assez cinématographique dans le sens où elle plonge l’auditeur dans des mondes. Certaines pièces de l’album sont aussi rêveuses et douces, d’autres ont plutôt rapport a la transe, parfois très intenses. Je cherche une certaine forme de minimalisme.  J’essaie d’avoir un propos assez large. Je travaille sur la notion de voyage, d'univers. Ce qui est important c’est que chaque auditeur se fait sa propre image de cette musique, et se laisse emporter par notre musique.

 

Des artistes en particulier qui vous inspirent ? 

Comme beaucoup de musiciens de jazz, j’écoute aussi d’autres musiques que le Jazz. Le Jazz étant une musique d’appropriation, il se nourrit de beaucoup d’influences, donc j’écoute mes comparses du monde du jazz comme Miles Davis, Duke Ellington, mais aussi Erik Satie, Georges Brassens, ou encore Constantin Brancusi et tant d’autres…Je suis autant féru de chanson française, que de musiques traditionnelles etc… C’est ce qui fait la richesse du jazz aussi.

 

Vous passerez par Budapest lors de votre tournée, vous êtes-vous déjà produit ici ? Pourquoi ce choix de la Hongrie ?

Tout simplement par une longue collaboration avec cette fantastique équipe du Budapest Music Center, qui au départ était le label BMC, qui est actif depuis les années 90 à Budapest. C’est en 2000 que j’ai commencé à enregistrer avec le fantastique guitariste et compositeur hongrois Gabor Gado. BMC était au départ une maison de disques, puis un centre d’archives musicales, qui produit du jazz et de la musique classique et contemporaine. Et depuis peu de temps, c’est devenu le Budapest Music Center en plein centre de la ville de Budapest. C’est un immense complexe, avec un studio, un centre de documentation musicale. C’est justement là que nous allons nous produire, plus précisément à l’Opus jazz club qui fait partie du Budapest Music Center. En effet, on se connaît depuis longtemps, puis il y a quelques mois je les ai appelés, et ils ont sauté sur l’opportunité qu’on se produise chez eux.

 

Vous produisez-vous souvent à l’étranger ? Quels sont vos meilleurs souvenirs de tournée ?

Oui, régulièrement à l’étranger. Mes meilleurs souvenirs, c’est à Montréal pour le Festival des Radios Francophones, et en Iran à l’époque où il était possible d'y organiser des concerts sans problèmes. Et puis  la Hongrie en majeure partie, et plus particulièrement un moment marquant, lors d’une série de 10 concerts avec le quartet de Gabor Gado, 10 concerts qui se sont déroulés jour après jour à Budapest, non-stop. Et 10 jours complets, chaque soir dans un endroit différent, c’était une façon folle de visiter la ville et d’aller à la rencontre de ces publics extrêmement divers,

 

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai un projet d’enregistrement avec Wood et Rita Marcotulli, une grande pianiste italienne. Des collaborations nouvelles, un projet qui s’appelle Adieu mes très belles, avec une chanteuse française, et un percussionniste avec qui on revisite des musiques du Moyen-Age jusqu’à la Renaissance.

(www.lepetitjournal.com/budapest), lundi 17 octobre 2016

 Pour connaitre plus d'information sur l'album "Papier Jungle" ici

En concert à Budapest le 16 novembre, au Opus Jazz Club à 20h30.

Adresse: Mátyás utca 8.
Budapest

Plus d'infos sur le concert

 

 

 

 
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