LEGISLATIVES 2012 - P.Y. Le Borgn': "le contact humain et la volonté d'agir au plus près des faits"

Pierre-Yves Le Borgn' est le nouveau et premier député de la 7ème circonscription. Lors de la célébration de sa victoire à Francfort, il a répondu aux questions du petitjournal.com

Pierre-Yves Le Borgn' le soir de sa victoire à Francfort (ALT/www.lepetitjournal.com/francfort)

Champagne, applaudissements, coups de fils… seuls les klaxons dans la rue ne sont pas pour lui (l'Allemagne vient de se qualifier pour les quarts de finale de l'Euro). C'est dans un restaurant grec de Francfort que Pierre-Yves Le Borgn', candidat du PS et d'Europe ecologie- Les Verts, a célébré sa victoire avec des militants et sympathisants socialistes. Après un tour des sections du parti dans la circonscription grâce à une vidéo-conférence, après un coup de fil de félicitations de son adversaire, le nouveau député de la 7eme circonscription a répondu au petitjournal.com.

lepetitjournal.com/francfort: Que ressentez-vous à l'annonce de cette victoire presque officielle?
Pierre-Yves Le Borgn': Je mesure l’honneur qui m’est fait et la responsabilité qui m’incombe à présent. Je remercie celles et ceux qui, par milliers, m’ont apporté leurs suffrages. Leur confiance me touche profondément et j’aurai à cœur, dans les actes et par mon travail à l’Assemblée Nationale, de la justifier tout au long de la législature. Je salue mon adversaire, Ronan Le Gleut, ainsi que tous les candidats présents au premier tour de notre élection.
Le député que je suis désormais agira à l’identique du candidat que j’ai été, proche et disponible. Rien ne vaut le contact humain et la volonté d’agir au plus près des faits. Ce sera ma feuille de route de parlementaire.


Comment voyez-vous votre mandature?

Je serai un député engagé et libre. Je porterai la cause de l’Europe citoyenne et de la solidarité internationale. J’agirai pour un avenir partagé, sûr, écologique, durable. Je donnerai à ce mandat à l’Assemblée Nationale tout mon temps et le meilleur de moi-même. Face aux enjeux, aux périls et aux attentes légitimes, je n’aurai qu’une seule et unique ambition : servir. Servir, au-delà des frontières, la cause de la France et des Français au nom de la belle et unique communauté qui nous rassemble : la République.


Quelles seront vos premières actions?

Je compte faire une première intervention publique dès la session extraordinaire qui débute le 26 juin afin de rétablir la commission parlementaire de médiation franco-allemande sur les enlèvements d'enfants et afin que soit reconnu le régime matrimonial franco-allemand, pour mettre fin à de nombreux drames que connaissent nos concitoyens.


François Hollande a promis un nouveau traité franco-allemand, comment y travaillerez-vous?
C'est sûr, l'enchantement n'est plus là; entre la France et l'Allemagne on a l'impression d'un vieux couple, heureux d'être ensemble, mais qui ne se souvient plus pourquoi. Pour ce cinquantenaire, il faut donc dépasser la célébration pour lancer de nouveaux projets, notamment pour créer des richesses culturelles et économiques. Je pense que la solution vient notamment par une meilleure coopération régionale entre les 22 régions et les 16 Länder. La France a fait beaucoup de chemin quant à la décentralisation, mais ne l'a pas fait beaucoup savoir à l'étranger. Il y a de nombreuses possibilités de collaborations régionales entre universités, ou sur des projets culturels comme par exemple la réouverture d'un institut français à Francfort.


Comment allez-vous travailler?
C'est une première, aucun sénateur de l'étranger n'a ouvert de permanence en dehors de Paris, donc je vais voir un peu ce qu'il va être possible de faire, notamment en terme de contrat pour mes assistants parlementaires qui seront de fait employés à l'étranger. Je vais ouvrir une permanence probablement dans l'Ouest de l'Allemagne, afin de ne pas trop être éloigné de la capitale française et de pouvoir en même temps voyager dans la circonscription. Par ailleurs j'espère pouvoir mettre en place des moyens de communications simples et gratuits pour les concitoyens qui souhaiteront me parler.

Propos reccueillis par Anne Le Troquer (www.lepetitjournal.com/francfort) Dimanche 17 juin 2012{jcomments on}


 
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