DIPLOMATIE - Relations tendues entre la Roumanie et la Hongrie

Le président du Parlement hongrois László Kövér est en visite en ce moment en Roumanie, malgré le fait qu'il ne soit pas "le bienvenu". Décryptage des récentes tensions entre la Roumanie et la Hongrie

Photo : D.R.

László Kövér, le président du Parlement hongrois, a insisté pour effectuer sa visite en Roumanie, en tant que personne privée, citoyen européen et président d'honneur du Parti civique hongrois (PCM). Il est donc arrivé hier après-midi en Transylvanie pour sa visite non officielle de quelques jours, pendant laquelle il s'impliquera dans la campagne du PCM. Pourtant, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés – respectivement Vasile Blaga et Roberta Anastase – avaient adressé une lettre à László Kövér lui demandant de repousser sa visite "à n'importe quelle date après les élections municipales", jugeant que c'était "extrêmement nécessaire, afin que se déroule le processus électoral sans aucune pression". De son côté, László Borbély (UDMR, parti historique de la minorité hongroise), le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés, va même plus loin : "C'est une mauvaise décision car même si László Kövér vient en visite privée, ce n’est pas n’importe qui, c'est le président du Parlement hongrois. Cette visite est une ingérence dans notre campagne électorale car nous avons maintenant deux partis, le PCM et l'UDMR, en lutte pour les municipales."

L'inhumation du poète József Nyirő en cause dans ces tensions
Ceci étant, selon certains analystes, la véritable cause de ces tensions est ailleurs. A la fin du mois de mai, la Hongrie s'est vu refuser le droit d'inhumer en Transylvanie l'urne contenant les cendres du poète hongrois József Nyirő. Selon le document remis par le ministère des Affaires étrangères, les motifs invoqués pour ce refus seraient liés aux "activités politiques du poète qui, entre 1941 et 1945, indiquent une attitude tendancieuse vers l'extrême droite, l'antisémitisme, et une collaboration avec le régime fasciste". A la suite de cette décision, le président du Parlement hongrois s'était dit "surpris de ce comportement inamical et non civilisé de la Roumanie, de refuser à Nyirő le droit de reposer sur sa terre natale". Ses propos avaient indigné l'ensemble de la classe politique et des excuses avaient été demandées aux autorités hongroises par le ministre de l'Intérieur. Pourtant, László Kövér a annoncé à son arrivée en Roumanie qu'il n'était pas ici "pour discuter de l'inhumation du poète (…) Je suis convaincu qu'après les élections, les choses se calmeront et les relations entre la Roumanie et la Hongrie reviendront au beau fixe, comme avant", a-t-il assuré. Julia Beurq (www.lepetitjournal.com/Bucarest) mercredi 6 juin 2012

 
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