LEGISLATIVES 2012 - Denis Matton, candidat du parti libéral démocrate dans la 7eme circonscription

Les Français établis hors de France éliront les 3 et 17 juin pour la première fois 11 députés dans 11 circonscriptions et seront désormais représentés au Sénat et à l'Assemblée nationale. Dans notre circonscription, la 7eme Europe centrale et orientale, voici les réponses à nos questions de Denis Matton, candidat du parti libéral démocrate


Denis Matton, candidat aux législatives 2012 dans la 7e circonscription (DR)

Lepetitjournal.com : Pouvez-vous nous résumer votre parcours et nous préciser quelles ont été vos motivations pour entrer en politique?


Denis Matton : Je fais actuellement partie du personnel du ministère des Affaires étrangères et européennes. J’ai 56 ans. Dans ma carrière, j’ai eu la responsabilité de plusieurs sections consulaires à travers le monde. Ma candidature à la députation est motivée par deux idées : donner la possibilité aux électeurs de la 7ème circonscription de bénéficier de mon expérience de 30 années de vie professionnelle au service des Français expatriés d’une part et d’autre part de proposer des solutions à la crise économique et financière dans laquelle nos élites politiques de droite et de gauche ont plongé la France. C’est l’immobilisme, l’incapacité d’innover de la classe politique française, son refus d’appliquer en France les réformes introduites ailleurs avec succès qui m’ont conduit à porter le message libéral dans cette campagne.

Etre député de la 7eme circonscription qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Cela signifie d’abord d’être à l’écoute d’une très grande diversité de situations. La circonscription est très étendue. Elle comprend des pays qui sont dans l’UE, d’autres qui n’y sont pas ou qui vont en faire partie. De même, les différences de développement économique, les différences culturelles et historiques sont importantes à l’intérieur de la zone. Le député élu devra donc avoir une très grande capacité d’adaptation. Il serait souhaitable que son parcours personnel le prédispose à prendre en main très vite les dossiers. Il doit pouvoir posséder dès le début de son mandat le logiciel intellectuel lui permettant de maîtriser rapidement  toute question liée à l’expatriation. Etre député de la 7ème circonscription, cela représente pour moi avant tout de faire preuve d’un très grand professionnalisme.

Quelles sont vos priorités parmi les problématiques concernant les Français vivant à l’étranger (emploi, fiscalité, éducation, culture, représentation, administration…)

Mon parti propose l’introduction du chèque-éducation en France et à l’étranger. Avec cette formule, chaque famille reçoit un pécule qu’elle peut utiliser comme bon lui semble pour l’éducation des enfants. Cela permet de placer l’établissement scolaire au centre de l’univers éducatif. Finie la bureaucratie d’un ministère de l’Education nationale tentaculaire, les établissements se gèrent comme des petites entreprises (c’est souvent déjà le cas avec bonheur pour de nombreux établissements français à l’étranger). Ils sont maîtres de leurs programmes et de leur recrutement. Ils répondent ainsi mieux aux besoins des familles.
A l’étranger, le chèque-éducation serait lié à la nationalité. Il pourrait donc être attribué aussi sous conditions (apprentissage du français obligatoire par exemple) à des familles qui ne peuvent pas scolariser leurs enfants dans des établissements français pour des raisons d’éloignement géographique.
Par ailleurs, je mets en garde les expatriés contre les projets du PS et de l’UMP en matière fiscale. La chasse aux exilés fiscaux peut engendrer une double taxation pour certains revenus et un harcèlement administratif généralisé pour les expatriés.

Quels sont vos liens avec l’Allemagne et quel est votre projet pour les Français établis dans ce pays ?


Je suis germanophone et germanophile. Mon mémoire de maîtrise portait sur la philosophie de l’histoire de Hegel. Je pense avoir une bonne connaissance de la culture germanique. J’ai fréquenté le Goethe Institut de Paris et séjourné en Allemagne pour perfectionner mon allemand.
Le rapprochement franco-allemand est essentiel à la bonne marche de l’Europe. Ce rapprochement doit être politique, il doit aussi être vécu par les deux peuples. Il est donc nécessaire d’œuvrer en faveur d’une intégration juridique entre les deux pays. On pourrait commencer par la reconnaissance mutuelle des actes d’état civil. Ainsi, on ne serait plus obligé de transcrire des actes allemands pour les faire entrer dans l’ordre juridique français. De même, des actes français s’imposeraient dans l’ordre juridique allemand. La reconnaissance mutuelle pourrait être étendue à d’autres types d’acte et de formalité. On devrait aussi tendre vers des juridictions communes franco-allemandes pour résoudre par exemple l’épineuse question des divorces de couple franco-allemand. Mon action mettra donc l’accent sur l’intégration juridique entre les deux pays.

Avez-vous des propositions concrètes concernant les Français vivant à Cologne et en Rhénanie du Nord-Westphalie ?


En attendant l'application des mesures d'intégration juridique franco-allemande que je préconise et le développement de la télé-administration consulaire (exécution de formalités à distance) si l'Etat se recentre enfin sur ses missions régaliennes, je demande à ce qu'un effort soit fait pour désenclaver sur le plan consulaire les communautés françaises vivant à Cologne et en Rhénanie du Nord-Westphalie (augmentation des tournées consulaires et élargissement des services offerts lors de ces tournées : développement des consulats dits "mobiles").

Propos recueillis par Anne Le Troquer et Magali Hamon (www.lepetitjournal.com/francfort) Mercredi 23 mai 2012

Site de Denis Matton : www.denismatton.eu

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A relire : interviews des sept premiers candidats: Ronan Le Gleut (UMP), Pierre-Yves Le Borgn' (PS), Nicolas Jeanneté (Ares), Jean-Claude Wambre (indépendant), Bruno Pludermacher (Cap 21), Eric Bourguignon (Front de Gauche) et Isabelle Robin (Pirates).

 
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