

L'association Amnesty International a publié hier un nouveau rapport très critique à l'encontre de la Roumanie et des politiques menées contre les Roms.
Photo : Mugur V?rzariu
"En Roumanie, les expulsions forcées ont provoqué le déracinement de milliers de personnes"? Tel est le titre du rapport de l'organisation internationale qui se bat pour le respect des droits de l'Homme. Amnesty a suivi cinq cas concrets de Roms qui ont été expulsés de leurs logements et repoussés à la périphérie de certaines villes. Il s'agit de Rodica et "W" vivant à Baia Mare, de Claudia et Béla, à Cluj, et de Dusia, à Piatra Neam?. En suivant ces cinq personnes dans leur vie quotidienne d'avril 2011 à mars 2013, Amnesty met en évidence les répercussions de la perte de logement : chômage, rupture du cercle social, accès plus difficile à la santé et à l'éducation. Selon Barbora Cernu?áková, la spécialiste de la Roumanie pour Amnesty, "nous assistons ici à une marginalisation délibérée de certaines personnes vulnérables, qui vivent à la limite ou sous le seuil de pauvreté. La législation en vigueur ne garantit pas le droit à un logement convenable à tous les citoyens, et n'interdit pas les expulsions forcées". La rédaction (www.lepetitjournal.com/Bucarest) mercredi 19 juin 2013







