Bucarest

ACTUALITE - Les actus de la semaine du 13 mars

 L'essentiel de l'actualité qu'il ne fallait pas rater cette semaine! Séance de rattrapage, en partenariat avec la Radio Roumanie internationale - RRI

Esclavage - 7.500 ouvrières agricoles travaillant dans la région de Raguse, victimes d’abus
La ministre pour les Roumains de l’étranger, Andreea Păstîrnac se rend dans le sud de l’Italie, à Raguse, où ont été signalés des cas d’exploitation de ressortissants roumains qui y travaillent. La ministre se trouve à la tête d’une délégation du gouvernement roumain qui effectue une visite de travail en Italie ces mercredi et jeudi. Les responsables roumains se sont entretenus avec les autorités locales italiennes et avec des experts, notamment au sujet de la coopération bilatérale dans le domaine judiciaire, dans celui des politiques sociales et de l’égalité des chances pour les citoyens européens, insistant sur l’importance de faire circuler les informations sur les droits et libertés spécifiques du marché du travail d’Italie.

Rappelons-le, un reportage publié dimanche par l’hebdomadaire britannique « The Observer » révèle que près de 7.500 femmes, surtout de Roumanie, qui travaillent dans la province sicilienne de Raguse, sont victimes d’abus, y compris de menaces et d’agressions sexuelles, perpétrés par leurs employeurs en toute impunité.

UE - Une Europe à plusieurs vitesses
L'avenir de l'UE était en débat, mercredi, au Parlement Européen, mettant en lumière des visions différentes sur le projet communautaire frappé par le Brexit. Le président de la Commission Européenne, Jean-Claude Junker et celui du Conseil Européen, Donald Tusk, se sont exprimés en faveur d'une Europe à plusieurs vitesses. L'alternative en serait la stagnation de l'Europe, estiment-ils - un avis partagé par les grands groupes politiques pro-européens du législatif communautaire. Donald Tusk a insisté sur le fait que l'UE devait « renaître » au somme de Rome du 25 mars prochain, un sommet lors duquel l'avenir du bloc communautaire pourrait déjà s'esquisser.  A son avis, la réforme de l'UE doit se fonder sur la confiance réciproque.

Le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, a récemment déclaré qu’une Europe à plusieurs vitesses n’était pas une bonne solution, vu qu’elle risque de produire la scission de l’Union. En revanche, il a affirmé que Bucarest ne devait pas craindre les projets auxquels on travaille à des vitesses différentes.

Economie – Eventuelle hausse du déficit budgétaire en Roumanie
La Commission européenne est préoccupée par une éventuelle hausse du déficit budgétaire en Roumanie, qui pourrait être la plus importante sur l’ensemble de l’UE, a indiqué Angela Cristea, chef de l’antenne bucarestoise de l’exécutif européen. S’exprimant lors de la présentation du Rapport économique communautaire 2017 pour la Roumanie, la responsable européenne a précisé que le déficit budgétaire devrait se chiffrer à 3,6%, cette année, pour augmenter à 3,9%, en 2018, et ce malgré les assurances données à la Commission par le gouvernement roumain. Le budget 2017 adopté par l’exécutif bucarestois, mené par une coalition de centre-gauche, doit composer avec la diminution de plusieurs taxes ou encore avec la majoration des dépenses et des salaires dans le secteur public, ainsi qu’avec la hausse des retraites, a expliqué Angela Cristea.

Décrets – Elimination des plafonds des dépenses des autorités publiques locales
Le premier ministre, Sorin Grindeanu, a expliqué lundi aux députés roumains pourquoi son gouvernement avait adopté deux décrets d’urgence controversés qui éliminent les plafonds des dépenses des autorités publiques locales et suspendent les sanctions en cas de dépassement des sommes maximales. Le Parti national libéral, d’opposition, avait vivement critiqué ces arrêtés gouvernementaux et demandé leur rejet immédiat. Les libéraux estiment qu’elles facilitent le transfert de « sommes colossales » aux clients politiques du Parti social-démocrate (au pouvoir) et supprime, par ce biais, certains articles importants de la loi de la responsabilité fiscale. Pour sa part, le premier ministre a appelé les élus à travailler ensemble pour le bien des Roumains, en laissant de côté les enjeux politiques. Les deux arrêtés gouvernementaux ont été adoptés par le Sénat et doivent bientôt être examinés par la Chambre des députés, qui est l’assemblée décisionnelle dans ce cas.

Prisons – Modifications de la Loi sur l’exécution des peines
Le Sénat roumain a donné son feu vert lundi à une série de modifications apportées à la Loi sur l’exécution des peines et des mesures de privation de liberté. Désormais un espace de détention de moins de 4 mètres carrés par personne n’est plus autorisé, les détenus emprisonnés dans de telles conditions bénéficiant d’une réduction de peine de trois jours pour chaque mois. Ces modifications avaient été appuyées par tous les partis parlementaires. Le Parti national libéral et l’Union Sauvez la Roumanie, d’opposition, ont fait savoir qu’ils avaient voté en faveur des changements, mais estiment que l’actuelle situation difficile du milieu carcéral roumain ne peut être résolue que par la construction de nouveaux établissements pénitenciers ainsi que par l’introduction de mesures alternatives à la détention, telles l’arrêt domiciliaire ou l’introduction des bracelets de surveillance électronique. Le projet de loi sera maintenant renvoyé à la Chambre des députés, assemblée décisionnelle dans ce cas.


Communisme - Un ancien commandant du camp communiste de travaux forcés en jugement
La Haute Cour de cassation et de justice a reporté à mercredi, 29 mars, sa décision finale dans l'affaire où Ion Ficior, ancien commandant du camp communiste de travaux forcés du Delta du Danube, est accusé de crimes contre l'humanité. L'homme a contesté la décision de la Cour d'appel de Bucarest qui l'avait déjà condamné à 20 ans de prison ferme. Ion Ficior est accusé d'avoir institué et coordonné, entre 1958 et 1963, un régime d'emprisonnement répressif, inhumain et discrétionnaire des détenus politiques, ayant fait 103 victimes. Rappelons-le, en 2016, l'ex-commandant de la prison de Râmnicu-Sarat (sud-est), Alexandru Visinescu, a été définitivement condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour des faits similaires, une première judiciaire en Roumanie. De 1944 à 1989, quelque 600 mille Roumains ont été emprisonnés pour des raisons politiques par le régime communiste installé par les troupes soviétiques d'occupation.


Protestations – Les policiers roumains mécontents
Les policiers roumains manifestent aujourd’hui à Bucarest, mécontents que la décision du gouvernement concernant les majorations salariales n’ait pas été mise en œuvre. Ils réclament des hausses salariales, l’élimination des écarts en matière de rémunération entre les policiers et les cadres supérieurs, le calcul des primes à partir du salaire minimum brut actuel, soit 320 euros et non pas sur la base de celui d’il y a 8 ans, la modification de certaines dispositions relatives à l’horaire de travail, le repos hebdomadaire. Par ailleurs, les leaders du Syndicat national des agents de police exigent que la ministre de l’Intérieur, Carmen Dan, discute avec une délégation des policiers au sujet de leurs revendications.

 
Vaccins - Projet de loi pour obliger les parents à vacciner leurs enfants
En Roumanie, un nouveau projet de la loi de la vaccination sera soumis au débat public dans un mois tout au plus, a fait savoir le ministre de la Santé, Florian Bodog. Une fois la loi adoptée, les parents seront obligés à respecter les schémas de vaccination des enfants. Cette initiative survient dans le contexte où le taux de vaccination  baisse en Roumanie depuis plusieurs années déjà, causant des épidémies qui se sont soldées par des décès. Le ministre de la santé a précisé que le vaccin tétravalent, contre la diphtérie, le tétanos, la toux convulsive et la poliomyélite, a commencé à être distribué aux médecins traitants. Il a encore fait savoir que la Roumanie avait enregistré, jusqu'à présent, plus de 3.400 cas de rougeole confirmés, 17 malades ayant succombé à la maladie.

 

Pour plus d'informations, rendez-vous samedi dans "Cette semaine, en Roumanie", la synthèse d'actualité hebdomadaire de RRI.

 

La rédaction, en partenariat avec la Radio Roumanie internationale - RRI (www.lepetitjournal.com/Bucarest) vendredi 17 mars 2017

 
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