POLITIQUE - Le budget 2013 attendu seulement pour le 21 décembre

Le Premier ministre Victor Ponta a annoncé samedi qu'il souhaitait attendre l'élection de la nouvelle assemblée pour voter le budget 2013. Par ailleurs, il a vivement critiqué la proposition faite la semaine dernière par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, qui prévoit une réduction de 75 milliards d'euros du budget communautaire pour la période 2014-2020

Le Premier ministre Victor Ponta (photo : Agerpres)

"Nous avons les premiers éléments (du budget, ndlr), d'une part parce que la politique fiscale a déjà été approuvée, d'autre part parce que le ministre de l'Economie, qui ne se présente pas aux élections législatives, travaille exclusivement à la structure du nouveau budget", a déclaré M. Ponta à Bistriţa ce samedi au lancement de la campagne électorale des candidats de l'Union sociale libérale (USL) de la localité. "Nous faisons confiance aux sondages qui prévoient que l'USL sera toujours aux affaires après les élections, mais cela ne pourra être confirmé que le 9 décembre au soir", a-t-il ajouté. Il a également précisé que si, après le vote, il était encore à la tête d'un gouvernement USL, ce dernier serait remanié en fonction des nouvelles priorités budgétaires. De plus, Victor Ponta a annoncé que le budget 2013 n'irait pas "devant le Parlement avant d'avoir été discuté avec le FMI, la Commission européenne et la Banque mondiale". Ainsi, il prévoit de présenter le projet de finances publiques 2013 devant les députés le 21 décembre prochain.

Le sommet européen des 22 et 23 novembre
En arrière-plan de la campagne électorale roumaine, le Premier ministre s'est également exprimé au sujet du budget européen 2014-2020, qui sera discuté lors du sommet extraordinaire prévu les 22 et 23 novembre à Bruxelles. Les négociations s'annoncent particulièrement tendues après la proposition d'Herman Van Rompuy de réduire le budget européen de 75 milliards d'euros, une diminution qui porterait notamment sur les aides à l'agriculture, à la politique de cohésion et aux régions. Selon Victor Ponta, cette réduction "inacceptable" impliquerait une baisse de 8 milliards pour la Roumanie, soit "400 euros par Roumain". Inquiet quant à la défense des intérêts nationaux à Bruxelles, il a cependant déclaré en conférence de presse jeudi dernier qu'il renonçait à participer au sommet européen. Il laisse donc son rival, le président Traian Băsescu, aller au front, tout en lui recommandant publiquement d'user de son droit de veto. Une manière pour le Premier ministre de profiter de cette situation délicate, quel que soit le résultat des négociations.
François Gaillard (www.lepetitjournal.com/Bucarest) lundi 19 novembre 2012

 
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