Bogota

Nuits sonores Colombie, une réussite !

Au petit matin du dimanche dernier 18 juin 2017, s’est terminée la première édition de Nuits sonores Colombie. Trois jours durant lesquels le charisme d’Arnaud Rebotini, la douceur de S3A ou encore la rondeur musicale de Jennifer Cardini, pour ne citer qu’eux, ont investi Bogotá, Medellin, et Manizales. A en croire le public venu en masse, - la propriétaire du club au tronc d’arbre, le BAUM, n’avait jamais vu autant de monde faire la queue à son entrée- ce fut un succès ! Lepetitjournal.com a adoré et vous dit tout !


DJ set d’Alejandro Lopez au BAUM, vers 7h30 du matin, 18 juin 2017, Bogota, Colombie

La Colombie s’ajoute au palmarès de Nuits sonores

Avant d’aller savourer son cocktail électronique, nous avons posé quelques questions à l’équipe d’Arty Farty, l’association à l’origine du festival, depuis 2002 ; car Nuits sonores ce n’était pas seulement ce weekend, c’est surtout 15 années de présence sur la scène européenne. Au fil des ans, le petit projet lyonnais au fin mélange de musique électronique, d’impulsion créative et d’atmosphère urbaine, a su séduire. Arty Farty organise ses évènements dans plusieurs lieux à la fois, inédits, historiques ou oubliés, proposant aux spectateurs de parcourir la ville au grès des performances artistiques, redonnant ainsi modestement de l’attrait à certains quartiers, si bien que la ville de Lyon, de Bruxelles ou encore l’Institut Français se réjouissent du dynamisme créé par le festival et les soutiennent dans leur démarche.

Si certains se plaignent de voir se perdre l’esprit « petit-festival-entre-amis », et c’était vrai pour certaines soirées de cette version colombienne où l’« accessible à tous » s’est quelque peu transformé en « soirée pour privilégiés », Arty Farty ne tombe pas pour autant dans le banal lucratif. Nuits sonores Tanger en est le parfait exemple : un projet ambitieux créant, avec la jeunesse marocaine et ses artistes, un moment de culture entièrement gratuit tout en gardant l’exigence musicale et urbaine qui ont fait la réputation de son grand frère. De son côté, Nuits sonores Colombie avait également dans son chapeau des concerts gratuits, des apéritifs, une master class ouverte à tous et son inauguration en « open-bar ».


Inauguration de Nuits sonores Colombie au Teatro Mayor, 15 juin 2017, Bogota, Colombie

Nuits sonores bien accueilli par les colombiens

Comme à Séoul en 2016, Nuits sonores Colombie avait ses particularités. L’éloignement et la différence culturelle dans les relations commerciales d’abord, qui comme dans quelconque projet international, sont des composantes avec lesquelles il est nécessaire de savoir jouer. Pour cela, l’aide précieuse de Christophe Chavagneux et d’Olivier Maligorne a été un atout. Le rythme sans répit ensuite, auquel se sont enchainés les Nuits sonores à Lyon, la présentation du festival à Bruxelles puis l’édition colombienne. Enfin, le festival s’inscrivait dans le programme de l’année France-Colombie et, à l’image des années croisées, était basé sur la collaboration. Arty Farty en était l’organisatrice mais pas à proprement parlé la productrice : l’association a apporté son savoir-faire ainsi que la sélection des lieux et des artistes français et colombiens, l’Institut Français a permis de pallier au coût du transport international et les lieux investis ont fourni la logistique. La mairie de Bogota a proposé la Media Torta, le Festival de la Imagen à Manizales a été l’occasion d’en faire la clôture, les clubs de Bogota et de Medellín ont été les hôtes des principales soirées et l’Espacio KB, le QG.

Sans pour autant minimiser les difficultés auxquelles ils ont dû faire face, Arty Farty n’a pas mâché ses mots quant à l’accueil chaleureux qu’ils ont reçu. Arrivé le sourire aux lèvres avec des artistes tout autant motivés, ils ne pouvaient que réussir à transmettre leur énergie au projet, aux partenaires et au public.


S3A et Pablo Valentino en duo pour l’ouverture du festival au Teatro Mayor, 15 juin 2017, Bogota, Colombie

Evènement éphémère, Nuits sonores Colombie n’avait pas vocation à être renouvelé. Néanmoins, Gaëtan Bouvachon en charge de la programmation, enthousiasmé par le mélange musical du traditionnel et du contemporain que la culture latine entretient et séduit par la richesse de la musique de l’« Atlantique Noir » décrite par le sociologue anglais Paul Gilroy, nous a confié qu’ils seraient ravis de poursuivre l’aventure si l’opportunité et les soutiens se représentaient.

Xavier Baris, www.lepetitjournal.com/bogota, jeudi 22 juin 2017

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