Birmanie

DELPHINE DE LORME & JEAN CURCI - Quand la France crée

Visiter la Birmanie et, en plus, en ramener des souvenirs différents, qui se démarquent des traditionnels ombrelles, soie, thanaka, longyis ou marionettes… C’est l'approche adoptée par deux Français, Delphine de Lorme et Jean Curci. Leur pari : apporter leur grain de sel, leur “French Touch”, avec une gamme de produits créatifs et originaux.

Une alliance fortuite
En octobre 2013 se trouvent à Yangon un entrepreneur en quête de nouvelles aventures et une artiste, répondant aux noms de Jean Curci et Delphine de Lorme. Il est marseillais, récemment arrivé de Shanghai; elle est parisienne, fraîchement débarquée des Philippines. Ils viennent de se rencontrer et Delphine a "d’un coup de baguette magique" transformé le bar de Jean,  "d’espace étrange en lounge branché". Ce jour-là, Jean se demande que faire des magnifiques anciennes photos birmanes qu’il a vues récemment, Delphine cherche une idée de cadeau à rapporter en France, et a besoin d’un sac. Portés par leurs influences et besoins respectifs, ils imaginent sacs, pochettes, et canevas – l’alliance est scellée, Yangoods est conçu, et voit officiellement le jour en mai 2015.

Des visions complémentaires
"Capitaine Jean", comme l’appelle Delphine, est un homme d’affaires. Il s’inspire autant de la marque chinoise Shanghai Tang, qu’il définit comme "la mode Chinoise internationale, chic et trendy,  nourrie d’un héritage culturel millénaire", que d’un entrepreneur comme Tommy Hilfiger qui "saisit la quintessence d'un design et le rajeunit, le renouvelle, le réinvente". Delphine est décoratrice d’intérieure, réalisatrice, danseuse mais peintre avant tout : "Frida Khalo pour ses autoportraits colorés, Raoul Dufy pour son bonheur enfantin, Chagall pour sa fantaisie, Boucher pour sa technique […] Warhol pour le pop, Picasso pour son génie, Matisse pour sa pureté". Leurs deux univers sont complétés par celui de Clara Baik, originaire de Séoul, qui assure le business développement et Htin Htin, Birmane en charge des relations publiques locales. La combinaison des quatre est explosive et le développement de la marque est rapide : en décembre 2016, Yangoods compte trois magasins à Yangon, deux nouvelles boutiques à Bagan et Mandalay, ainsi que vingt points de vente disséminés dans les hôtels et restaurants des principaux points touristiques du pays. Pour 2017, on attend "Plus de shops, plus de produits, et une nouvelle gamme artisanale" avec pour 2018, un objectif international. Une success story à la française.

Yangoods, une marque profondément birmane…
Lorsque les deux Français qualifient leur marque, c’est l’adjectif "birmane" qu’ils utilisent. Une Birmanie à mi-chemin entre "les couleurs brunes et chaudes traditionnelles" et "les couleurs vives et saturées du Myanmar d’aujourd’hui et de demain". A la source, un désir profond de transmettre la culture locale, et d’ancrer dans le temps un pays unique, qui "ne s'oublie pas". Si vous leur demandez leur plus grande fierté, parmi tous les projets qu’ils ont l’un et l’autre accomplis en trois ans de vie birmane, Jean et Delphine vous répondront à l’unisson que c’est de voir "des Birmans fiers de porter leur héritage" autant que "des étrangers fiers d’offrir des designs birmans vintages".

…aux accents d’Amélie Poulain
Derrière la marque, il y a un art, celui de Delphine. Celle qui définit un artiste comme "une éponge qui s'imbibe de ce qui l'entoure pour créer une œuvre, provoquant une émotion qui invite à la réflexion", fait de chaque cahier, bracelet, toile, ou sac, une réflexion sur le Myanmar, son passé, son évolution, et sa muabilité constante. C’est dans cet art précisément, que nous retrouvons la France. De France il y a l’insolence, le mélange, la passion aussi. Le romantisme des longs cheveux birmans comme une toile de la renaissance. Yangoods, c’est dans l’imaginaire de ses fondateurs, Amélie Poulain à Yangon. Des images en saccades, "une réalité recrée, romantique, artistique et imagée, qui sublime les clichés de la ville et des gens". Des couleurs de tous les côtés et des histoires d’hommes, où la Pagode Shwedagon remplacerait Montmartre.

Showroom & Workshop (Tous les jours de 11h à 20h)
#62 Shan Gone Street, Yangon – Tél. : 092 610 763 70 – Email : sales@yangoods.com - www.yangoods.com
Bo Gyoke Market Showroom (Tous les jours sauf le lundi de 9h à 17H)
#89 (Front wing) Near the Main Entrance, Bo Gyoke Market, Yangon – Email : sales@yangoods.com - www.yangoods.com
Bo Gyoke Market Shop (Tous les jours sauf le lundi de 9h à 17H)
#64 Central (Main) Building, Bo Gyoke Market, Yangon – Email : sales@yangoods.com - www.yangoods.com
Le Planteur Shop (Tous les jours de 10h30 à 22H)
#80 New University Road, Yangon – Tél. : 015 142 30 – Email : sales@yangoods.com - www.yangoods.com

Lundi 9 Janvier 2017 (www.lepetitjournal.com/Birmanie) Inès de Belsunce 

 

 

A la Une en Birmanie

DÉCOUVERTE – Les ateliers de tissage du Lac Inle en diaporama

Sur les rives du Lac Inle, les femmes tissent un fil extrait de la tige des fleurs de lotus depuis des centaines d’années. Les étoles, chemisiers, et vestes faites de lotus se vendent beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cher (10 à 20 fois) que les tissus en soie ou en coton car le fil de lotus est difficile à obtenir. En effet, des milliers de tiges ramassées à la main dont on extrait les fibres ne donneront que 50 petits centimètres de tissu… La…
Une internationale

UNE ETUDIANTE LILLOISE A JAVA - 24h dans la peau d'une Indonésienne

Quand Chloé accepte de suivre Pipin et Punta, deux étudiants indonésiens de son université d’accueil, dans leur ville natale près de Yogyakarta, elle est loin d’imaginer la richesse de la culture qu’elle s’apprête à découvrir. Une escapade touristique qui se transforme vite en excursion au sein de la réalité des habitants du pays. Récit d’une journée à l’indonésienne, vécue par une étudiante française nouvellement arrivée à Jakarta.
Actu internationale
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

CINEMA FRANÇAIS - 2016, une année sombre dans les salles obscures étrangères

Les films français n’ont pas su attirer les spectateurs étrangers en 2016. Cette année, ils étaient seulement 34 millions à profiter de la création cinématographique française sur grand écran, contre 111 millions en 2015. Une baisse temporaire, espère-t-on chez UniFrance, l’agence de promotion du cinéma français à l’étranger.

TÉLÉTRAVAIL – Les entreprises françaises championnes!

Je télétravaille, tu télétravailles, ils télétravaillent… Plus de 70% des entreprises françaises autorisent à des degrés divers leurs salariés à travailler depuis leur domicile. Elles répondent à une demande des salariés qui invoquent en premier lieu un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Pour les expatriés, le télétravail peut aussi être un moyen de mieux appréhender la mobilité souvent inhérente aux carrières internationales.
Expat - Politique

ELECTIONS – Trop coûteuses pour des Français de l’étranger peu mobilisés ?

Entre 2011 et 2014, le coût des élections organisées pour les Français établis hors de France a été supérieur à 34 millions d’euros, un montant pointé par la Cour des Comptes qui s’inquiète de nombreuses faiblesses relatives à la fiabilité de la Liste électorale consulaire ou au vote par internet, et surtout d’une faible participation.

IMPÔT UNIVERSEL – Mélenchon veut en imposer aux expatriés

Le candidat de La France Insoumise à la présidentielle, a annoncé vouloir créer un impôt universel basé sur la nationalité du cotisant, inspiré du modèle américain. Cette proposition censée éviter l'évasion fiscale vise les expatriés payant un faible impôt dans leur pays d'accueil.
Magazine