

Les investisseurs du monde entier étaient dans l'attente de la conférence de presse - mercredi soir - de Ben Bernanke, patron de la Reserve Federale américaine, après avoir soufflé le chaud et le froid pendant tout le mois de mai, concernant les dispositifs mis en place pour maintenir des taux d'intérêts (anormalement) bas. A l'issue de la réunion de la FED, "le programme de rachats d'obligations restera au même niveau..(...) tandis que les risques sur l'économie ont diminué"
Réduction des achats d'obligations
La banque centrale américaine met chaque mois près de 85 milliards de dollars dans l'économie pour la sortir de sa léthargie, due à la crise de 2009. Beaucoup d'argent donc, pour des résultats peu probants ! Acheter du temps, avec l'espoir qu'un jour, la crise des subprimes, qui a entraîné la chute de nombreuses banques et, plus " accessoirement " des peuples" (qui s'en soucie ?) ne soit qu'un mauvais souvenir. Cette politique d'accroissement de la masse monétaire a permis de maintenir une pression baissière sur les taux d'intérêts à long terme, ce qui a favorisé l'envolée des marchés actions, favorisé l'immobilier, mais point de conséquence dans l'économie réelle.
It's the economy stupid
Ce fameux adage du conseiller de Bill Clinton, lors de son élection de 1992, est toujours d'actualité. Ce qui compte ce sont les jobs créés, la hausse des marchés financiers ne profitant qu'a moins de 5% de la population. Des emplois créés, c'est la consommation qui reprend, et l'économie réelle qui croît à nouveau et qui profite à l'ensemble de la population. Les "traders", habitués aux salles de shoot, - c'est la FED qui régale ! - qui permet de doper leurs salaires et leurs bonus, ne veulent évidemment pas que la FED infléchisse sa politique "accommodante", mais il faut savoir être raisonnable, car 1.000 milliards de dollars versés tous les ans à fonds perdus, sans que l'ouvrier de Detroit n'en profite, c'est à coup sûr augmenter le mécontentement des populations touchées par la violence de la crise, sans compter que l'argent imprimé devra être un jour remboursé !
Janet Yellen aux manettes
Ben Bernanke, qui rentrera dans l'Histoire, comme celui qui a déversé des montagnes de liquidités sur l'économie (Helicopter Ben) ne décidera sans doute rien! Son mandat se finira en janvier et B.Obama nommera sans doute Janet Yellen, actuelle vice-présidente de la FED, au poste de présidente de la première banque centrale au monde. Il lui incombera alors, d'inverser la politique de son prédécesseur si elle le juge utile, quoique, sa réputation fasse dire qu'elle se soucie plus de l'emploi que de l'inflation. Ce qui veut dire, qu'elle continuera à "printer" des dollars jusqu' à ce que le taux de chômage descende sous la barre des 6% (7,5% actuellement). Les marchés peuvent donc être sereins : l'argent gratuit continuera de couler à flots.
Amine Cassim (www.lepetitjournal.com/Berlin) jeudi 20 juin 2013














































