ECO - "Destino Francia" : le marché français, un OVNI apprécié par les entreprises catalanes

Hier, la Chambre de Commerce et d'Industrie Française de Barcelone organisait "Destino Francia", un forum aux airs de feuille de route, afin de permettre aux entrepreneurs catalans de mieux appréhender la France, et réussir leur implantation

Démystifier le marché français, décoder ses zones d'ombres... Les entrepreneurs catalans présents hier peuvent désormais partir à la conquête des Gaules. Toute la journée au Centre de Conventions International, le forum "Destino Francia", organisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie Française de Barcelone s'est intéressé aux subtilités de l'entreprise à la française. Au programme : tables rondes, ateliers thématiques et échanges de précieux conseils.
Le Directeur Général de l'Industrie de la Generalitat, Joan Sureda, présent à l'inauguration, a salué la "vision optimiste" de ce forum, dans une époque économique morose. La consule générale de France Anne Grillo a pour sa part insisté sur l'opportunité que représente la France en temps de crise, notamment pour les PME "qui s'installent le plus en plus outre-Pyrénées".

Deux pays voisin, mais différents
"Quelles différence pouvez-vous remarquer entre les marchés espagnol et français ?" a demandé Philippe Saman, le Directeur de la CCI Française de Barcelone, modérateur de la table ronde entre quatre directeurs d'entreprises espagnoles implantées en France : Malco Par pour les hôtels Majestic, José Pablo Rivadulla pour Bamesa Aceros, Amadeu Serra pour Fluidra et Elisabeth Trallero représentant Congost Plastic. Malco Par, fort de son expérience à la tête du Majestic parisien, note la puissance des institutions publiques françaises sur les entreprises, ainsi que le mentalité plus protectionniste qu'en Espagne. "Un héritage de la forte présence syndicale". Le touriste à Paris chercherait par ailleurs "l'authenticité", d’où la nécessité d'employer un personnel autochtone.

Facilité et simplicité
Amadeu Serra insiste : "La culture française est proche la notre. Le premier pays où faire son expansion, c'est l'Hexagone". Simplification fiscale, juridique ou encore bancaire, comptabilité plus limpide, les quatre dirigeants ont évoqué la facilité d'accès du marché français. Il en est de même au niveau logistique, lorsqu'on sait qu'aller à Paris est presque plus simple que se rendre à Madrid et qu'à en croire Elisabeth Trallero, "les transports en camion sont plus économiques en France qu'ici".

Mais coûts élevés...
Une simplicité qui a ses limites : "Même si ce sont deux peuples latins, les Français sont bien plus formalistes que les Espagnols. Par exemple, en France, il faut faire très attention au ton de sa voix", remarque M. Rivadulla. Les quatre dirigeants, issus du tourisme, de l'industrie ou encore de l'environnement sont tombés d'accord sur un point : les frais de fonctionnement d'une succursale française sont plus lourds qu'en Espagne. La même chose au niveau du personnel : "Paris c'est Paris", ironise Malco Par, évoquant le "standing" de la capitale française. Pour résumer en un mot le marché français, Elisabeth Trallero préfère une anecdote : Congost Plastic, implanté dans le monde entier, dispose d'une page web traduite dans la langue de chaque pays concerné. "Mais la succursale française gère seule sa page web". Une bonne illustration de la "spécificité" du marché français.  

Lucie BARRAS (www.lepetitjournal.com - Espagne) Jeudi 12 juillet 2012

Barcelone

CORRUPTION – Radiographie des affaires en cours, 3e volet

corruption espagne
Les affaires se suivent et se ressemblent. Après les deux précédentes synthèses des affaires de corruption, réalisées en 2010 et 2013, lepetitjournal.com revient, actualité oblige, sur les cas qui ont défrayé la presse ces derniers temps
Actualité Espagne

CORRUPTION – Radiographie des affaires en cours, 3e volet

corruption espagne
Les affaires se suivent et se ressemblent. Après les deux précédentes synthèses des affaires de corruption, réalisées en 2010 et 2013, lepetitjournal.com revient, actualité oblige, sur les cas qui ont défrayé la presse ces derniers temps
A la une

ÉTUDIER À L'ÉTRANGER – Et pourquoi pas ?

Étudier à l'étranger est une belle opportunité à la fois au niveau personnel mais aussi professionnel. Beaucoup d'élèves des lycées français de l'étranger, enclins à l'ouverture culturelle, et souvent avantagés par un bon niveau de langue, envisagent de partir après leur Bac. Destinations, formalités, comment s'y retrouver ?
France/Monde
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION - Je me sens nulle… Est-ce normal docteur ?

"Si je vous disais, Docteur Bobo, que pas plus tard qu’hier je suis restée paralysée au téléphone car il fallait que je prenne rendez-vous chez un médecin et que l’on m’a demandé des tas d’informations notamment sur mon assurance, et là j’ai paniqué. C’était un échange dans la langue locale que je pensais « maîtriser » et pourtant en raccrochant je me suis sentie si « nulle »".

RÉMUNÉRATION – La bonne paye des expatriés

Le salaire est un enjeu majeur dans les négociations d’un départ en expatriation. Les critères ainsi que les barèmes de rémunération pour des missions à l’international ont considérablement évolué ces dernières années. De la multiplicité des motifs de missions, au changement de profil des collaborateurs, les politiques salariales s’adaptent de plus en plus aux candidats
Expat - Politique
Magazine
Les trophées

TROPHEES 2014 – Les sept lauréats ont été récompensés au Quai d’Orsay

La cérémonie des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, s’est déroulée ce jeudi 6 mars, dans le cadre prestigieux du Ministère des Affaires étrangères. Devant leurs proches, les élus, les partenaires et la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret, les sept lauréats ont été récompensés pour leur parcours d’exception.