Bangkok

ECO – La croissance thaïlandaise relève un peu le nez, mais les perspectives restent fragiles

 

L’économie thaïlandaise montre de légers signes d’amélioration sur le premier trimestre 2017, selon des chiffres publiés lundi par le Conseil National Economique et Social thaïlandais (NESDB), alors que le royaume cherche à se remettre d’un ralentissement aggravé par le décès récent du très vénéré roi Bhumibol Adulyadej après sept décennies de règne.

Les trois premiers mois de l’année ont vu le Produit Intérieur Brut (PIB) augmenter de 3,3 pourcents par rapport à la même période l’an dernier et de 3 pourcents par rapport au trimestre précédent a fait savoir lundi le Conseil National Economique et Social thaïlandais (NESDB).

Le dernier trimestre 2016 avait été marqué par l’annonce de la mort du roi Bhumibol, le 13 octobre, suivie d’une période de deuil national particulièrement marqué de plusieurs semaines.

L’atmosphère endeuillée dans laquelle s’était alors plongé le pays, tout particulièrement Bangkok où nombre d’habitants s'habillent encore en noir au quotidien, avait brusquement tempéré le rythme habituellement tumultueux des festivités et autres animations publiques et privées qui contribuent au dynamisme de ce pays autrefois parmi les locomotives économiques de la région, affectant inévitablement la consommation.

Et si les fonctionnaires sont censés observer rigoureusement le deuil sur toute une année, l’indice de croissance sur le premier trimestre semble indiquer que la confiance dans les affaires s’est améliorée.

Selon le Secrétaire général du Conseil National Economique et Social thaïlandais (NESDB), Porametee Vimolsiri, ce petit sursaut de croissance a été favorisé par "le secteur agricole, les dépenses publiques et les exportations".

Il prévoit sur cette année un taux de croissance entre 3,3 et 3,8 %, alors que le royaume avait enregistré 3,2% en 2016.

De tels indices susciteraient bien évidemment l’enthousiasme dans la plupart des pays industrialisés occidentaux, mais parmi les économies d’Asie du Sud-Est, la Thaïlande se situe aujourd’hui en queue de peloton.

Après deux décennies d’une forte croissance qui a vu l’explosion de la classe moyenne, les performances économiques du royaume ont commencé à piquer du nez ces dernières années.

Parmi les principaux coupables, l’instabilité politique marquée par deux coups d’Etat en dix ans dont l’un est toujours en cours, un niveau record d’endettement des ménages et la chute de compétitivité des exportations.

Et si la croissance ne remonte pas plus franchement, les militaires, qui ont pris le pouvoir en 2014 en promettant justement de relancer l’économie, risquent de perdre le soutien d’une bonne partie de la classe moyenne et des milieux d’affaires.

La majeure partie de la croissance sous la gouvernance militaire émane du tourisme et des projets d’infrastructures publics dont la plupart ont été reportés pendant les années de chaos politique.

Les opposants à la junte estiment que ce type de croissance ne bénéficie qu’à Bangkok, qui se taille déjà une part disproportionnée du gâteau économique thaïlandais.

Dans une note à ses clients, l’analyste pour Capital Economics, Krystal Tan, a indiqué qu’elle s’attendait à ce que l’économie thaïlandaise "se relève un petit peu plus dans les trimestres à venir".

Mais elle souligne que l’endettement astronomique des ménages et le spectre de l’instabilité politique continuent de peser sur les perspectives à long termes du royaume.

Avec AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) lundi 15 mai 2017

Bangkok

INFO-SANTE - Tordre le cou à l’AVC!

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’accident vasculaire cérébral (AVC), figure parmi les cinq premières causes de décès au monde. Si l’intervention médicale peut éviter la mort, il est possible que les personnes qui en sont victimes aient à vivre le reste de leur existence avec des séquelles handicapantes. Selon le Dr Kaseansom, du Samitivej Hospital, l’AVC peut être évité dans 80% des cas, c’est pourquoi il préconise la prévention
Une internationale
Actu internationale
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

Un pâtissier français détenu en Chine depuis cinq mois

Un pâtissier français, employé à Shanghaï d'une chaîne de boulangeries fermée pour raisons sanitaires, est en détention depuis cinq mois en Chine, a révélé sa famille qui a lancé une pétition pour sa libération, une situation que le Quai d'Orsay suit "avec la plus grande attention".
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 
Magazine