Auckland 

FRENCH FILM FESTIVAL - Le 7ème art français à l'honneur en Nouvelle-Zélande

 

L’Alliance Française French Film Festival s'est solidement établi comme la plus grande manifestation culturelle française en Nouvelle-Zélande. Avec un essor spectaculaire ces trois dernières années (7 fois plus de spectateurs attendus qu'en 2012 !), l'événement est devenu l'un des plus grands festivals français à l'étranger.

 


 
Amoureux du 7ème art à la française, cet événement est pour vous ! Organisé en partenariat avec l'Alliance Française et soutenu par l'Ambassade de France en Nouvelle-Zélande, le comité du French Film Festival puise sa sélection parmi les films sortis en France l'année dernière. La manifestation se déploiera cette année dans douze villes à travers le pays du 1er mars au 12 avril 2017, avec en ouverture l’Odyssée de Jérôme Salle suivi d’un panorama de films les plus remarqués  - dont une minorité seulement sortiront ensuite sur les écrans en Australie et Nouvelle Zélande. Le Festival offre donc l’occasion unique de découvrir ces films au cinéma !
 
LES FEMMES A L'HONNEUR
 
La sélection 2017 met à l'honneur les femmes réalisatrices et productrices du cinéma français. Avec "Women to the Fore", les organisateurs ont souhaité mettre en lumière leur place en tant que créatrices dans une profession majoritairement masculine. De jeunes talents comme Rebecca Zlotowski et son poignant Planétarium à la grande favorite du Festival Emmanuelle Bercot (150 Milligrams, Standing Tall), le programme rassemble les oeuvres d'artistes renommées et montre que les femmes ont du talent devant, mais aussi derrière la caméra.

 


 
Rencontre avec Dorothée Basel, directrice de l’Alliance Française French Film Festival et responsable de la programmation :

Bonjour Dorothée, c'est ton premier French Film Festival en tant que directrice, pourquoi avoir choisi de mettre en lumière les femmes réalisatrices pour cette édition 2017 ?

Quand j’ai commencé ma sélection de films pour le Festival, j’ai vite constaté que beaucoup des films récents avaient été réalisés par des femmes. Des premiers oeuvres fort originales (comme Baden Baden de Rachel Lang) à des films primés dans les grands Festivals (Things to come de Mia Hansen-Løve, meilleure réalisation Berlin 2016), la production cinématographique française actuelle est riche de points de vue féminins.
J’ai donc voulu présenté plusieurs de ces talents dans une section à part que nous appelons "Women to the Fore": des femmes fortes derrière la caméra mais aussi des histoires sur des femmes fortes et hors-ligne, comme l’héroïne de 150 Milligrams d’Emmanuelle Bercot ou de In Bed with Victoria de Justine Triet.
Dans les autres sections du programme vous trouverez six autres films réalisés par des femmes. Cela montre qu’en France, le pays de l’égalité, c’est peut-être tout simplement normal de faire des films, qu'importe qu'on soit un homme ou une femme.

Peux-tu nous raconter comment s'est passé le choix des films ?

Les films choisis pour le Festival viennent de sources différentes : d’un côté un choix de films français achetés par des distributeurs en Australie ou en Nouvelle-Zélande, souvent des films un peu plus "grand public" et plus accessibles.
Mais beaucoup de films français ne sont pas distribués ici et le but du Festival est bien-sûr de présenter la richesse de la production annuelle, des films de tous genres, de tous formats, montrer de nouveaux talents ainsi que des stars établies etc. Nous avons donc également acheté les droits directement auprès de vendeurs internationaux. Ces films-là ne seront visibles que pendant le Festival, de vrais découvertes de films aussi variés que Ogres de Léa Fehner (sur le monde du cirque), Moka de Frédéric Mermoud (vis-à-vis fascinant d’Emmanuelle Devos et Nathalie Baye) ou Julie and the Shoe Factory de Paul Calori et Kostia Testut (une comédie musicale et sociale!).

Quels seront les grands programmes qui rythmeront le Festival cette année ?

Nous proposons de films de genres plus classiques et plus associés avec le cinéma français comme des comédies et des films romantiques, mais vous verrez que ce n’est jamais complètement traditionnel : les comédies proposent une humeur "slapstick" et farceur (Penny Pincher! ou Max&Léon) ou des "road movies" qui invitent à une autre découverte de la France (Saint Amour et One Man and his Cow).
La section "La vie et l’amour" met en avant l’amour (par exemple dans Just to be Sure que nous montrons en première mondiale) mais surtout une réflexion autour de la vie et de notre relations avec les autres. C'est le cas dans le très intense It’s Only the End of the World de Xavier Dolan ou encore dans le documentaire The Woods Dreams are Made of qui offre une observation presque lyrique du quotidien dans le Bois de Vincennes.
Pour les grands rêveurs en quête d'émotions fortes, les spectateurs apprécieront notre section "Life is a stage". Le cinéma reflète la vie, qui s’exprime ici au cirque (Monsieur Chocolat, Ogres), dans le monde spirituel (Planetarium) ou dans la pure "performance", le bizarre mais fascinant Slack Bay de Bruno Dumont. Attendez-vous à pas mal de surprises !
Les sections "One Against the World" et "Across the Border" proposent des drames très forts, le cinéma engagé des frères Dardenne (The Unknown Girl) ou alors une réflexion sur la violence dans la société actuelle (A Decent Man, premier film de Nicolas Duvauchelle). "Traverser les frontières" dans le sens littéraire comme dans Hope (sur l’immigration en Afrique) mais aussi dans le sens d’échange qui mène à une transformation d’identité culturelle comme dans A Kid (film franco-canadien) et Mercenaire (film qui se déroule en Nouvelle-Calédonie et en France).
Dans "Classics remixed" nous proposons une redécouverte du cinéma classique en l’associant avec de nouvelles interprétations : du suspense et un formidable noir et blanc (Le Doulos et Dark Diamond) à l’explosion de couleurs et du chant (The Umbrellas of Cherbourg et Julie and the Shoe Factory).
Le programme n'est pas figé et nous invitons aussi les spectateurs à regarder les films en "cross-section", faire des association entre les réalisateurs (Garrel père et fils avec In the Shadow of Women et Two Friends), les deux films présentés d’Emmanuelle Bercot (150 Milligrams, Standing Tall), faire les liens entre des sujets, des styles ou des acteurs.
Pour le plus jeune public nous proposons une section "Education Outreach", des films accompagnés de dossiers pédagogiques pour les professeurs de français conçus par l’Alliance Française, soutenus par l'ILEP.

Quels seront les moments forts de l'événement ? Y aura-t-il des invités exceptionnels dont tu peux d'ores et déjà nous parler ?

Nous sommes heureux d’annoncer la venue de Rebecca Zlotowski, réalisatrice de Planetarium qui présentera son film à une séance publique à Wellington (12 mars) et Auckland (13 mars).
Nous organisons aussi plusieurs événements spéciaux comme une soirée francophonie à Auckland, Wellington et Christchurch (18 mars) en association avec les Alliances Françaises sur place et une belle discussion autour du film The Umbrellas of Cherbourg avec notre ambassadeur du Festival, le journaliste et critique Peter Calder (Film Talk, 16 mars, Auckland).

 


 
Quel est ton coup de coeur parmi les films proposés et pourquoi ?

C’est toujours une question difficile car j’aime tous les films sélectionnés du programme.
Laisse-moi en choisir deux qui reflètent beaucoup d’aspects que j’ai voulu mettre en avant dans la sélection 2017 :
Baden Baden de Rachel Lang: un premier film, découverte de nouveaux talents (réalisatrice et acteurs), un film pleins de belles idées et original mais aussi émouvant.
Et Standing Tall d’Emanuelle Bercot, qui montre à quel point cette réalisatrice a plusieurs talents (elle est aussi actrice), avec un casting formidable Catherine Deneuve, Benoît Magimel, la découverte de Rod Paradot et une histoire captivante, dure mais vraie dans une mise-en-scène entraînante.
 
Merci Dorothée, et à jeudi prochain pour la cérémonie d'ouverture !

La rédaction lepetitjournal.com/auckland - Mardi 28 Février 2017

 

 

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