Athenes

"NOTOS" - Une web série atypique

 

Vincent Vaury est un esprit créatif. Il met en scène sa propre web série. Chaque mercredi, à 19 heures, le spectateur découvre un nouvel épisode. Vraie intrigue. Ou petite histoire de comptoir pour le faire patienter. Une semaine sur deux.

Vincent, vous vivez en Grèce depuis plusieurs années. Racontez-nous un peu votre parcours.

Je vis ici depuis 8 ans. Avant, je vivais à Paris. J’étais déjà vidéaste et monteur. Mais je voulais voyager, découvrir autre chose. Un ami m’a annoncé qu’il partait à Athènes. L’idée m’a plu ! Je suis parti avec lui. Je n’avais aucun projet en tête, juste un besoin d’aventure. J’ai découvert la Grèce et elle m’a beaucoup plu. Ce qui devait être un séjour de quelques mois s’est transformé en installation. Tant que je m’y sens bien, je reste ! Côté études, j’ai fait hypokhâgne et deux ans d’histoire à la Sorbonne. Pour finir, j’ai suivi une formation de monteur vidéo. J’ai adoré ! Je me suis lancé dans ce métier. Je suis vidéaste free lance. La vie de bohème !

Deux épisodes de "Notos" sont déjà visibles sur Youtube. Décrivez-nous l’univers particulier de cette web série. 

C’est un univers varié, cosmopolite. C’est ce que j’aime. Et aussi un certain surréalisme. J’aime beaucoup "Fluide glacial" et le cinéma de Quentin Dupieux. L’humour aussi est surréaliste. J’ai un humour légèrement bizarre ! C’est ce qui me vient spontanément quand j’écris. Il n’y a pas de volonté de créer un univers différent ou loufoque, c’est mon truc !

Quelques mots sur l’intrigue ?

Il n‘y a pas de continuité dans les épisodes. Je ne développe pas une intrigue de l’un à l’autre. On peut regarder un seul épisode. Mais on retrouve les mêmes personnages, des blagues récurrentes. Il y a aussi un couple d’acteurs qui apparaît sous un personnage différent à chaque fois. Donc on apprécie mieux la série si on a vu tous les épisodes. C’est un peu comme "Les Simpson". Chaque épisode a sa propre histoire. Les personnages se développent. On en apprend un peu plus sur eux, sur leur psychologie. On s’y attache.

« J’étais le seul à croire vraiment à la réalisation du projet »

Comment la série a-t-elle vu le jour ?

Elle a lieu dans un café traditionnel grec. Une sorte de café où se rencontrent les notables, les vieux grecs. J’y allais souvent avec des amis. Le café "Notos" est original. Il accueille beaucoup d’étrangers, d’un peu partout. C’était mon repère, je suis devenu ami avec le patron. Et j’ai trouvé que c’était un endroit propice à la création d’une série. Mon colocataire de l’époque était comédien et connaissait donc des gens du métier. Le patron a fermé le bar pour le tournage. Je peux tourner quand je veux ! On a un vrai espace à disposition, c’est une valeur ajoutée à la série. On était tous enthousiastes mais j’étais le seul à croire vraiment à la réalisation du projet. Les autres en riaient ! Et quand tous ont vu que le résultat était professionnel, ils ont été de plus en plus motivés.

Il doit être difficile de mettre en place sa propre série web. Comment travaillez-vous au quotidien ?

C’est un long processus. Toutes les deux semaines, un épisode sort. Entre les deux, il y a un petit épisode sur la vie du bar. Un petit gag auquel j’ai pensé. Les épisodes longs me prennent chacun plus de trois mois. Il y a l’écriture du scénario. Il faut réunir tous les acteurs. C’est peut-être le plus délicat. Je dessine tous mes épisodes, plan par plan. Pour que le tournage soit organisé. Ensuite, il faut que les acteurs répètent. C’est dix à douze heures de tournage le week-end. Un week-end pour tourner, c’est très court ! Je ne m’arrête pas. Je suis comme un diablotin ! Je saute partout. Je suis hyperactif ! Quand le tournage est fini, on boit un coup tous ensemble. C’est le meilleur moment ! Avec la satisfaction du travail accompli. Ensuite, je rentre chez moi avec les plans. Je les monte. Je crée l’ambiance sonore, je retouche l’image. Tout cela me prend deux à trois semaines par épisode. Pour les épisodes courts, c’est beaucoup plus simple.

Pourra-t-on suivre une deuxième saison de "Notos" ?

Tout dépendra de l’accueil du public pour la première saison. Avec un public, j’aurai moins de mal à trouver un investisseur ou des sponsors. Ou un autre mode de financement, pourquoi pas participatif. Même si je préfèrerais une vraie production.

Pour suivre "Notos" :

Lien Facebook : facebook.com/notoswebserial

Chaîne Youtube : Notos Web Serial

C.B.    (www.lepetitjournal.com/Athenes) mardi 21 mars 2017

 
Athenes

TSOUREKI - La brioche traditionnelle de Pâques

Le Tsoureki (τσουρέκι) est un "pain" sucré, le pain grec traditionnel de Pâques. Il est presque semblable à la brioche française mais avec l'arôme unique de mahlepi ( extrait de noyaux de cerises plus petites et plus acides que celles que nous connaissons) et de mastiha (mastic de Chios). 

"NOTOS" - Une web série atypique

Vincent Vaury est un esprit créatif. Il met en scène sa propre web série. Chaque mercredi, à 19 heures, le spectateur découvre un nouvel épisode.…

THESSALONIQUE - Salon pour l'emploi

Thessalonique organise son "job festival" " salon pour l'emploi" le 31 mars et 1er Avril prochain, de 10 h à 18 h, au Musée de la guerre.
Une internationale

BAÏKA – La promesse d’un "voyage à chaque page"

Lancer un nouveau magazine est un pari audacieux. D’autant plus quand on souhaite s’adresser aux plus jeunes et les sensibiliser aux différentes cultures du monde. C’est pourtant le défi que s’est lancé Noémie Monier, éditrice et rédactrice en chef de Baïka, trimestriel dédié aux 8-12 ans qui cherche à travers son magazine à éveiller ses lecteurs à « l’autre », en mêlant fictions, récits mythologiques et documentaires. 
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

COACHING - Comment faire en sorte que chaque jour compte ?

Ce matin, comme tous les matins, ça sent bon le café et le pain grillé dans ma cuisine. Je prends le petit déjeuner avec mon mari et mon fils de 7 ans. J’adore ce moment de la journée. Je ne suis pas hyper vivace, par contre mon fils lui, il pète la forme, comme tous les jours !

FRENCH HEALTHCARE – Exporter l’excellence française en matière de santé

Largement envié à l’étranger, notre modèle de santé « à la française » bénéficie d’une solide réputation. La France a su devenir une référence en la matière, rayonnant bien au-delà des frontières de l’hexagone. Pour poursuivre sur cette voie, et apporter plus de lisibilité à ce secteur, Jean-Marc Ayrault vient de lancer le label French Healthcare, « la santé française, une excellence qui s’exporte », une marque unique fédérant tous les acteurs du secteur. 
Expat - Politique

MICHAELLE JEAN – "«J’aime, je partage», c’est parler comme un francophone"

Le 20 mars, c’est la Journée Internationale de la Francophonie. Pour l’occasion, nous avons rencontré une ardente protectrice de la langue de Molière, Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2014. Très déçue de voir que la France a opté pour un slogan en anglais pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024, elle nous parle avec enthousiasme de ses projets, notamment numériques, pour développer notre langue dans le monde.
Magazine
Frases de la vida frases de la vida frases de enamorados poeme d'amour Joyeux Anniversaire