Athenes

ANGELIQUE TRAGIN - 16 ans, dont 13 de piano

Sourire timide, yeux d'enfant et voix de soprano, la jeune musicienne Angélique Tragin a déjà 13 ans de piano dans les doigts. Elle nous raconte avec candeur et réalisme son parcours et sa perception de la musique

Angélique Tragin a débuté le piano à 2 ans et donnait ses premiers concerts à 3 ans. "Il y avait un piano à la maison, ma mère est professeur de piano… j’ai commencé par pianoter, puis y prendre goût et jouer vraiment." Des petites pièces pour commencer ; et puis les progrès d’Angélique sont allés crescendo. Piano, violon, chant, Angélique la touche-à-tout s’essaye à divers instruments pour interpréter la musique qu’elle aime. "Je ne suis pas du tout sectaire en musique. J’apprécie autant un concert de musique classique qu’un concert de rock. J’écoute de tout et je joue tout ce que je peux : dès qu’il y a des notes, je peux chanter." Parmi ses morceaux préférés : Voir un ami pleurer de Jacques Brel, Μόνο μπροστά de Demy, Fly Away de Lenny Kravitz et Maraca de Mohombi. Eclectique, donc.

La musique partout, tout le temps
"Plus tard, bien sûr j’aimerais être concertiste… mais c’est très difficile. Aussi, je reste dans une voie générale aussi longtemps que je le peux et je verrai bien les opportunités qui s’offrent à moi. J’ai toujours fait comme cela", concède Angélique. A 16 ans, elle est actuellement en Terminale L au lycée français d’Athènes. "Je tisse constamment des liens entre la musique et ce que j’étudie. Quand on étudie le Romantisme en littérature, c’est déjà familier pour moi, je pense à Chopin, par exemple". Chaque année depuis trois ans, l'atelier opéra-rock du Lycée organise des spectacles, et Angélique y participe tout naturellement, au piano et au chant. "J’ai réussi à trouver un équilibre entre la musique et mes cours, explique-t-elle. Je travaille tous les jours, mais je ne me donne pas d’horaire précis. Ça gâche la créativité. Je joue quand j’en ai envie."

 

L’univers du spectacle et le Megaro Moussiki
Le 12 octobre dernier Angélique donnait un récital de piano au Megaro Moussiki. "C’était une expérience nouvelle, c’est la première fois que je me produisais toute seule sur cette scène prestigieuse. C’était très impressionnant, admet la jeune fille, magique". La magie n’opère pas seulement sur scène. "J’aime l’ambiance avant un concert, raconte Angélique avec enthousiasme, j’aime sentir que je me prépare à donner quelque chose au public un mois avant et voir les jours défiler jusqu’à la date du concert, où dans la salle du spectacle, derrière les rideaux, j’ai parfois le trac". Pendant le concert Angélique est complètement dans sa musique. C’est une relation très intime qu’elle crée avec les spectateurs, à l’apothéose de son art, concrétisation d’heures et d’heures de travail.

Donner du bonheur
"Le rapport au public est en effet très important pour moi. C’est à lui que je pense pendant ma préparation. Après le concert, c’est le moment de la détente, de l’auto-critique mais surtout du contact avec mon public. Au Megaro,
mes camarades étaient venues me voir et m’ont sauté dans les bras à la fin du spectacle. C’était très important. Avec la crise, les gens sont devenus plus tristes, déprimés. Pour moi, mon rôle en tant que musicienne c’est de faire tout ce que je peux pour leur apporter du bonheur. Leur faire oublier la crise et leurs problèmes le temps du concert, qui bien entendu est gratuit."
Lydia Belmekki (www.lepetitjournal.com/athenes.html) lundi 13 novembre 2012

Voir la vidéo:
Angélique Tragin au Megaro Moussiki, le 12 octobre 2012


concert piano par lepetitjournal-com

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